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Un Québécois au cœur du développement des Pirates


Au cœur de la reconstruction des Pirates de Pittsburgh, un Québécois travaillera cette saison pour faire avancer les espoirs de l’équipe. Frédérick Rioux, dans le rôle d’adjoint au développement des joueurs, occupera des postes qu’il occupe déjà depuis le début de sa folle aventure dans le baseball majeur, et qui le passionne.

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« Le développement des joueurs, j’en ai fait un peu avec les Mariners de Seattle, et ça m’a toujours tenu à cœur car tu as vraiment de la chance d’avoir un impact sur ces joueurs », confie Rioux, 30 ans.

Comme celle des Québécois qui, avant lui, ont gravi les échelons des ligues majeures de baseball, l’histoire de Frédérick Rioux en est une de résilience et de détermination.

L’an dernier, la pandémie lui a fait perdre son poste chez les Mariners, organisation pour laquelle il travaillait depuis 2018. Il n’a pas baissé les bras et a fait appel à diverses personnes qu’il avait rencontrées depuis qu’il travaillait à la MLB.

Car si le monde du baseball majeur peut paraître vaste, c’est plutôt un petit monde, explique Rioux.

« Tout le monde se connaît, c’est facile – et important – de tisser des liens avec des gens d’autres équipes, souligne le natif de Trois-Pistoles.

Forfaits personnalisés

C’est en renouant avec les contacts qu’il avait noués avec les Pirates que Rioux réussit à obtenir un poste au sein de l’organisation. L’année dernière, il était en charge de la vidéo et des statistiques avancées avec leur club scolaire de niveau AAA, les Indianapolis Indians.

« J’ai eu une rencontre avec les gérants à la fin de la saison et ils ont vraiment aimé le travail que j’ai fait à Indianapolis », dit Rioux. Ils m’ont dit qu’ils aimeraient me voir dans [le rôle d’assistant au développement des joueurs] Cette année. « 

De Bradenton en Floride, Rioux travaillera donc avec des athlètes AA, AAA et même majeurs. Il sera appelé à collecter et analyser les données des joueurs, afin de développer des plans personnels pour les aider à passer au niveau supérieur.

Enrichissant et stressant

Et c’est enrichissant, ce rôle. Notamment au niveau AAA, où Rioux travaille en étroite collaboration, en collaboration avec ses collègues, avec des recrues qui espèrent faire le saut dans le grand club ou encore, avec des joueurs qui ont déjà goûté à l’expérience du baseball majeur et qui aspirent à y retourner là.

« Cette année, on a eu le lanceur Max Kranick qui est resté deux semaines avec nous, qui est parti pour deux semaines dans les majeures, et qui est revenu après, explique le Québécois. Lorsque vous allumez le téléviseur, le voyez sur ESPN et qu’il fonctionne bien, c’est amusant pour toute notre équipe. « 

Pour bien guider les joueurs, Rioux travaille avec différentes technologies. Il a également appris l’espagnol, qui lui sert bien maintenant, alors qu’il travaillait en République dominicaine avec de jeunes espoirs de l’organisation.

Une passion de longue date

Cela remonte à loin, la passion de Frédérick Rioux pour le baseball. Ancien porte-drapeau des Diamants de Québec dans la ligue de baseball junior élite, Rioux a toutefois fait un pas dans sa carrière avant de revenir à ses premières amours.

« J’ai une technique en architecture, dit Rioux. J’y ai travaillé deux ans au Québec. Au cours du deuxième été, Derek Aucoin a dit à notre entraîneur [des Diamants] qu’il cherchait des joueurs à entraîner dans son camp. J’avais donné mon nom, en partie parce que je n’avais jamais rencontré Derek et qu’il avait joué pour les Expos. « 

Rioux a travaillé comme entraîneur puis est resté en contact avec Aucoin après la fin de l’été. C’était à l’époque où l’ancien lanceur donnait des camps au Yankee Stadium de New York. Rioux l’y accompagne. Et ce fut le coup de foudre.

« Après les camps, j’ai démarré ma propre académie dans ma région du Bas-St-Laurent, explique-t-il. Ensuite, je me suis demandé comment je pouvais faire carrière dans les ligues majeures de baseball. « 

Agostino, le mentor

Le Pistolet était conscient qu’il devait notamment améliorer son anglais s’il voulait réaliser son rêve. Il s’est donc inscrit en gestion du sport à l’Université Brock à St. Catharines, en Ontario.

Il a joué dans l’équipe de baseball et a offert ses services aux Blue Jays de Toronto pour être recruteur à titre bénévole.

Petit à petit, il a noué des liens avec des personnes impliquées dans la ligue majeure de baseball. Dont son compatriote Alex Agostino, dépisteur des Phillies de Philadelphie, qu’il considère aujourd’hui comme « un mentor ».

« Agostino m’a dit que si j’étais toujours intéressé à recruter, il pourrait m’embaucher à temps partiel », explique Rioux. Il avait besoin d’aide pour couvrir les événements en Ontario. « 

Avec les marins

Après un an avec les Phillies, son diplôme universitaire en poche, Rioux voulait trouver un stage rémunéré au sein d’une organisation, avec comme objectif ultime d’obtenir un poste à temps plein.

« J’ai envoyé des courriels à tous ceux que j’avais rencontrés au cours des dernières années. Et je suis allé aux assises d’hiver à Orlando où j’ai rencontré sept ou huit équipes. Et finalement, c’est avec les Mariners que ça a cliqué. « 

Mais après trois ans avec les Mariners, COVID-19 est venu lui emporter son rêve. Temporairement, au moins. Car comme il le fait depuis le début de sa carrière, Frédérick Rioux a retroussé ses manches pour poursuivre sa folle aventure dans le baseball majeur.

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