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un navire russe en feu en mer Noire, nouvelle aide militaire massive de Washington

► Un navire russe « gravement endommagé » par un incendie

En mer Noire, le croiseur Moskva, fleuron de la flotte russe, était « gravement endommagé » par une explosion de munitions provoquée par un incendie, ont rapporté les agences étatiques russes, jeudi 14 avril. L’équipage a été entièrement évacué et une enquête est en cours pour déterminer la cause de l’incendie.

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De son côté, Kiev a affirmé que le Moskva était en feu après avoir été touché par des missiles. « Les missiles Neptune protégeant la mer Noire ont causé d’importants dégâts à ce navire russe »a déclaré le gouverneur ukrainien de la région d’Odessa (sud).

Le croiseur Moskva avait participé dans les premiers jours de l’invasion à une attaque contre l’île des Serpents, située en mer Noire près de la frontière roumaine, au cours de laquelle 19 marins ukrainiens avaient été capturés. Ils avaient ensuite été échangés contre des prisonniers russes.

► La Russie menace de frapper les centres de commandement à Kiev

Alors que les troupes russes intensifient leur offensive dans l’est de l’Ukraine, le gouverneur de la ville de Kharkiv (nord-est) a confirmé mercredi 13 avril la mort de sept personnes tuées dans des frappes russes. « Sept personnes ont été tuées » et 22 autres blessés, a indiqué Oleh Synehoubov, ajoutant qu’un garçon de 2 ans, blessé il y a deux jours dans un bombardement, a succombé à ses blessures mardi à l’hôpital.

Les corps de plus de 1 500 soldats russes reposent dans des morgues à Dnipro, une grande ville industrielle de l’est de l’Ukraine, a déclaré mercredi l’adjoint au maire de la ville.

L’armée russe a menacé mercredi de frapper des centres de commandement à Kiev, la capitale ukrainienne, auxquels Moscou a pour l’instant renoncé, accusant l’Ukraine de tirs et de sabotages sur le territoire russe.

► Les troupes russes exigent la reddition des soldats de Marioupol

Quelques « 1 026 soldats ukrainiens du 36et brigade de marine a volontairement déposé les armes et s’est rendue »150 d’entre eux ont été blessés et transportés à l’hôpital de Marioupol, a indiqué le ministère russe de la Défense.

Dans la nuit de mardi à mercredi, un reportage de la télévision d’État russe annonçant la reddition a montré des hommes en uniforme de camouflage transportant des blessés sur des civières.

Assiégé et bombardé pendant plus de quarante jours, la chute de Marioupol semble inéluctable, selon les experts militaires. Mais malgré le bilan de 20 000 morts publié par les autorités ukrainiennes dans la ville, l’Ukraine nie toute reddition et affirme que ses forces résistent toujours.

→ ANALYSE. En Ukraine, la défense désespérée de Marioupol

Dans une vidéo postée sur Twitter, les forces ukrainiennes du 36et brigade marine à Marioupol, disent qu’ils sont dédiés à l’Ukraine jusqu’à la fin.

► Joe Biden accuse Poutine de « génocide »

Le président des États-Unis, Joe Biden, a confirmé mardi 12 avril avoir accusé son homologue russe Vladimir Poutine de « génocide » en Ukraine, quelques heures après avoir utilisé ce mot pour la première fois pour décrire la situation dans le pays envahi par Moscou. Le Kremlin a statué mercredi « inacceptable » ces mots.

→ EXPLICATION. Guerre en Ukraine : quelles différences entre « génocide », « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » ?

Jusque-là, l’administration américaine n’avait pas prononcé ce mot, utilisé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky. « Il est de plus en plus clair que Poutine essaie simplement d’effacer l’idée même d’être un Ukrainien », a plaidé le président américain devant des journalistes lors d’un déplacement dans l’Iowa. Il a également annoncé une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars à l’Ukraine.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a suivi les traces du président américain. Emmanuel Macron, en revanche, a refusé d’utiliser le terme de génocide, que Volodymyr Zelensky considérait comme « très blessant ».

► L’Ukraine est « scène de crime » selon la CPI

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le Britannique Karim Khan, a qualifié mercredi l’Ukraine de  » scène de crime « , lors d’une visite à Boucha. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé mardi « des centaines de cas de viol » observés dans les zones précédemment occupées par l’armée russe, « y compris les filles mineures et les très jeunes enfants ».

Après Londres, c’est au tour de Washington d’accuser Moscou d’employer « agents chimiques » contre des civils à Marioupol. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a affirmé avoir« informations crédibles » sur la possibilité que la Russie utilise de tels produits sur la population civile. Une allégation démentie par Moscou, qui estime qu’au contraire « la menace du terrorisme chimique » vient des Ukrainiens.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré mercredi qu’un « cessez-le-feu général » à des fins humanitaires « ne (semblait) pas possible maintenant » en Ukraine.

► Moscou sanctionne 398 parlementaires américains

La Russie a annoncé mercredi que 398 membres du Congrès des États-Unis seraient interdits d’entrée sur son territoire, en représailles à une mesure similaire prise par Washington pour sanctionner l’offensive russe en Ukraine.

Le Royaume-Uni a annoncé mercredi élargir, en coordination avec l’UE, la liste des personnes sanctionnées à 178 séparatistes pro-russes, mais aussi de nouveaux oligarques russes et leurs proches, ainsi que l’épouse du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov .

La situation est tendue entre l’Ukraine et l’Allemagne, alors que le chancelier Olaf Scholz a déclaré mercredi qu’il n’envisageait pas à ce stade de se rendre à Kiev comme le demande le président ukrainien, notamment pour décider des livraisons d’armes.



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