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Un grand complexe de tennis à l’Université Laval


Les dirigeants de l’Université Laval souhaitent accueillir les premiers utilisateurs du futur complexe de tennis en 2025 ou, au plus tard, en 2026.

Présentée dans le budget de mars 2021 du ministre des Finances, Éric Girard, l’aide de 20 millions du gouvernement du Québec, par le biais d’une enveloppe du Secrétariat de la Capitale-Nationale, pour la construction d’un stade de tennis dont huit couverts et autant terrains extérieurs a encore été confirmé aujourd’hui au PEPS.

Les 20 autres millions pour compléter le projet, qui coûtera le double, proviendront de l’Université Laval.

« Nous espérons ouvrir nos portes en 2025 ou au plus tard en 2026 », a déclaré la directrice du Service des activités sportives (SAS) de l’Université Laval Julie Dionne. Allons-nous faire une ouverture à deux niveaux? Cela reste à déterminer. Le montage financier n’est pas complet, mais nous miserons sur un modèle d’autofinancement. La philanthropie et la dénomination des infrastructures sont des pistes envisagées. L’annonce d’aujourd’hui maintient le projet en vie et nous met la pression pour livrer la marchandise. »

« Nos installations sont vieillissantes et toujours remplies à pleine capacité », a ajouté Dionne. Nous voulions assurer une structure pérenne. Si nous avions voulu un dôme, cela aurait été fait depuis longtemps. »

Le site exact reste à déterminer et quelques options sont sur la table. Les contraintes techniques incitent
l’Université pour évaluer certaines options.

Démocratiser le sport

Le centre de tennis PEPS comportera deux parties. D’une part, il sera le théâtre de tournois nationaux et internationaux et, d’autre part, il accueillera une clientèle régionale.

« Québec pourra présenter des tournois du genre de ce qu’on voit à Granby et à Gatineau et ce sera un endroit extrêmement important pour le développement du tennis, a souligné le ministre Girard. Les Québécois qui évoluent dans la NCAA reviennent chez eux l’été pour participer aux événements de Tennis Canada. Les joueurs du Rouge et Or peuvent aussi s’y entraîner. »

« C’est aussi très important de démocratiser le sport, poursuit le ministre des Finances. À cet égard, le Centre national de Montréal accueille l’élite, mais il est aussi accessible aux citoyens au quotidien. Nous recherchons la même chose au Québec. »

Planifié depuis longtemps

Amateur de tennis lui-même, le ministre des Finances a mentionné que le projet d’un stade de tennis à Québec était dans les cartons depuis longtemps.

« Six semaines après avoir pris le pouvoir [le 1er octobre 2018], notre gouvernement a été approché, a précisé celui dont la famille hébergeait des jeunes qui fréquentaient le Centre national de Montréal. Dès notre première mise à jour économique, la contribution du gouvernement était envisagée. On s’est rendu compte qu’il y avait un manque d’infrastructures pour le tennis au Québec et on a décidé d’aller de l’avant. Nous avions une volonté de démocratiser le sport. »

La vice-première ministre, ministre des Affaires publiques et ministre responsable de la Capitale-
La nationale Geneviève Guilbault a abondé dans le même sens.

« La demande était plus forte que l’offre et nous voulions que le sport soit accessible », a-t-elle déclaré. Les coûts sont plus élevés dans un club privé et les prix seront plus attractifs. Des camps d’été et diverses activités peuvent être proposés au PEPS. »

La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, était rayonnante.

« C’est un beau cadeau pour l’Université Laval, la région et les jeunes », a-t-elle déclaré. Nous voulons que le centre soit accessible. Nous espérons vous présenter le Centre dès que possible. Je tiens à remercier les instigateurs du projet, Louis Têtu et Louise Couture, qui nous ont présenté l’idée. »

S’il est clair que le PEPS veut accueillir dans le futur des tournois WTA ou ATP et des événements de type Challenger 125, Dionne assure que le nouveau complexe ne concurrencera pas le Centre national de Montréal.

« Les meilleurs espoirs continueront d’aller à Montréal », a-t-elle déclaré. Nous menons le projet en étroite collaboration avec Tennis Canada, notamment sur les aspects techniques. »



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