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un « famille, je te déteste » en version américaine


La famille est définitivement un thème de prédilection des longs métrages proposés cette année au Festival du Cinéma Américain de Deauville. Une histoire de dialogue interrompu entre un frère et une sœur sert de point de départ au cœur du film « Montana Story » projeté ce jeudi 8 septembre.

Article écrit par

France Télévisions

Culture d’écriture

Publié

Temps de lecture : 1 minute.

C’est un film qui, à n’en pas douter, plaira au président du jury de cette 48e édition du Festival de Deauville, Arnaud Despechin : Histoire du Montana réalisé par Scott Mc Gehee et David Siegel. Une histoire de frère et sœur qui ne se sont plus parlé depuis longtemps et qui vont crever l’abcès lors de retrouvailles au chevet de leur père mourant. Un thème qui fait écho au dernier film du même Desplechin, Frère et soeurprésenté au Festival de Cannes en mai dernier.

L’histoire commence dans un ranch quelque peu abandonné du Montana. Paysages de montagnes enneigées, chevaux en liberté. Un décor de carte postale. A la demande des employés qui gèrent le ranch, Cal (Owen Teague), un garçon réservé arrive chez son père à la fin de sa vie. C’est la première fois qu’il retourne dans la maison de son enfance en sept ans. C’est un perdu. On devine que la relation père-fils était compliquée.

Sa sœur, Erin (Haley Lu Richardson), arrive le lendemain et le malaise est cette fois palpable. Erin vit à New York et n’a qu’une obsession, récupérer le cheval de son enfance promis à une mort imminente, et le ramener à la maison. Une histoire qui sera le symbole des non-dits et des secrets de famille. Cal et Erin sont évidemment en désaccord, des années de ressentiment refaisant surface à la mort de leur père. Un père qui cristallise la haine d’Erin, qui peine à contenir sa rage. Cal est enfermé dans une douleur silencieuse. On devine que ce père autoritaire a brisé leur innocence et leur jeunesse.

C’est dans le décor enchanteur des grandes plaines du Montana que la réconciliation entre frère et sœur aura lieu. Un film qui a touché les festivaliers tant les thèmes évoqués, les relations intra-familiales toxiques, les contrariétés, les jalousies au sein de la fratrie, sont omniprésents. On n’est pas prêt d’oublier l’étreinte de tendre réconciliation entre Cal et Erin qui se découvrent après sept ans de bouderie, ni les paroles implacables d’un fils à son père mourant : « Tu as vécu comme si la vie était un fardeau, peut-être que la mort te conviendra mieux ».



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