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Nouvelles locales

un double meurtre sur fond de dépit amoureux

Une infirmière « machiavélique » et un cascadeur prêt à tout par amour doivent être jugés en 2023 aux assises de l’Ariège pour le meurtre il y a cinq ans de l’ancien compagnon de l’accusé, attiré dans un guet-apens, et de sa fille, témoin gênant.

La disparition, le 30 novembre 2017, de Christophe Orsaz, paysagiste de 46 ans, et de sa fille Célia, 18 ans, n’a été élucidée que six mois plus tard, le temps pour les enquêteurs d’élucider un mystère qui a s’installe à Mirepoix, ville paisible où vivaient les sinistrés, à une heure de Toulouse.

L’infirmière Marie-José Montesinos, 55 ans au moment des faits, et son amant Jean-Paul Vidal, mécanicien et cascadeur de 47 ans, ont finalement avoué en juin 2018, alors qu’ils étaient en garde à vue.

Une affaire « hors du commun »

« C’est une affaire extraordinaire. Ils voulaient se débarrasser de Christophe Orsaz. Mais leur plan a été perturbé par la présence inattendue de Célia. Ils n’ont pas hésité à la tuer », déplore Arnaud Lévy-Soussan, avocat de la mère de la jeune fille et frère du jardinier, qui sont parties civiles.

Christophe Orsaz a été battu à coups de barre de fer dans un hameau de la commune de Belesta, à quelque 28 km de Mirepoix, puis jeté mourant dans la fosse septique d’une maison abandonnée.

« Ils avaient localisé les lieux, l’endroit où cacher le corps. Ils lui ont tendu un piège. Ils l’ont attiré dans un endroit isolé, lui faisant croire à une rencontre professionnelle », a déclaré M.e Lévy-Soussan à l’AFP.

Emmenée dans une forêt à une dizaine de kilomètres, près de Puivert, dans l’Aude, Célia a reçu une balle dans la tête.

« Emprise » et « manipulation »

Arrêté par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse, Jean-Paul Vidal nie d’abord, puis avoue. « C’est préparé. Des armes sont mises dans le coffre de la voiture, il y a des emplacements, l’achat par Mmoi Montesinos de téléphones jetables », reconnaît Mathieu Monfort, avocat du cascadeur.

Il présente son client comme l’exécuteur testamentaire, l’infirmière comme le cerveau du complot : « Il y a un niveau de contrôle incroyable de Mmoi Montesinos sur Jean-Paul Vidal, et manipulation. C’est la particularité du dossier. Un type horriblement ordinaire et un personnage machiavélique ».

L’avocat de la partie civile, M.e Lévy-Soussan, abonde : « La clé du dossier, c’est la personnalité de M.moi Montesinos, comment elle a persuadé (Jean-Paul Vidal) de l’aider à se débarrasser de Christophe Orsaz. Après une rupture mal acceptée, elle a ressenti un sentiment nourri ».

L’avocat de l’infirmier, Laurent de Caunes, conteste catégoriquement et souligne que le cascadeur est allé au-delà de la correction envisagée. « Marie-José Montesinos n’a jamais voulu la mort de Christophe Orsaz, ni de Célia. Jean-Paul Vidal peut dire ce qu’il veut, et notamment qu’il a agi sous l’effet d’une influence, personne ne peut croire que son discernement a été troublé à ce point. C’est lui qui a donné la mort deux fois. Et s’il l’a fait, c’est parce qu’il le voulait », argumente Me de Caunes.

« Détachement émotionnel »

Le jour du drame, Célia Orsaz, étudiante, avait prévu de rentrer en train à Toulouse, où l’attendait son petit ami. Son père, qui l’accompagnait jusqu’à la gare de Pamiers, à une demi-heure de Mirepoix, fit un détour suite à un appel d’un client potentiel, Jean-Paul Vidal, qui s’était présenté sous un faux nom. .

Sans nouvelles de Célia, le copain va tirer la sonnette d’alarme. Le véhicule du jardinier est retrouvé incendié le lendemain, le long d’une route de montagne, à 40 km de Mirepoix.

Suite à leur rupture, Marie-José Montesinos n’a cessé de dénigrer Christophe Orsaz, le présentant même comme dangereux à son principal employeur, qui a fini par le licencier.

Et pour convaincre le garagiste d’adhérer à ses intentions, elle s’envoyait de fausses lettres qu’elle lui présentait comme des lettres de harcèlement, de menaces de la part de son ex-amant.

Lorsqu’elle a avoué, les enquêteurs ont été surpris par son « détachement émotionnel », son attitude « stoïque et impassible » et ce qu’elle dit se sentait « étrangement euphorique » après les meurtres. Selon eux, l’opération « soigneusement conçue et orchestrée » ne laisse aucun doute sur la préméditation.

Marie-José Montesinos et Jean-Paul Vidal seront jugés pour meurtre, probablement fin 2023 à une date à définir, devant la cour d’assises de l’Ariège.

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