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un côté est toujours avantagé et ceux qui savent peuvent en profiter


Êtes-vous habitué à lancer une pièce de monnaie pour résoudre équitablement un dilemme ou démarrer une partie ? Attention, il n’y a pas que du hasard dans ce tirage au sort.

C’est devenu depuis des siècles – peut-être même depuis quelques millénaires – une solution simple pour résoudre des petits dilemmes ou simplement pour savoir qui va lancer une partie : hop, on lance une pièce en l’air en misant sur la face qui sera visible. une fois tombé. Le tirage au sort est un tirage très pratique et facile à mettre en place.

Il est utilisé par tout le monde : pour une décision à prendre entre amis, pour résoudre une question de conscience, voire pour occuper les enfants. Et c’est très courant dans le sport. Même l’arbitre Ben O’Keeffe a utilisé un tirage au sort pour organiser le coup d’envoi de France – Afrique du Sud en Coupe du Monde de Rugby…

Nous sommes tous convaincus que le tirage au sort est une méthode tout à fait équitable, car la probabilité que la pièce tombe sur pile ou sur face est de 50 % dans chaque cas. C’est une vérité scientifique absolue. Cependant, des recherches récentes menées par František Bartoš et son équipe de l’Université d’Amsterdam remettent en question cette idée.

Selon cette étude, qui a nécessité 350 757 lancers dans 46 pays différents, les pièces ont en réalité tendance à atterrir du même côté que celui d’où elles ont été lancées en l’air ! Cette découverte confirme une théorie énoncée il y a 15 ans par un statisticien et magicien nommé Persi Diaconis, qui suggérait déjà que le tirage au sort était biaisé.

Mais pourquoi alors ? En réalité, lors du lancer à la main, la pièce ne tourne pas parfaitement autour d’un axe fixe comme dans un modèle physique. Les filateurs introduisent, sans nécessairement le savoir, des oscillations ou des « précessions » qui font que la pièce passe plus de temps dans les airs avec la même face initiale visible. Et cela augmente les chances qu’il atterrisse du même côté qu’au début.

Les données de cette nouvelle étude révèlent donc un biais, même s’il peut varier considérablement d’une personne à l’autre. Le biais peut être énorme, de l’ordre de 60 % en faveur du camp initial chez certains lanceurs, tandis que d’autres lancent la pièce avec peu (ou pas) de biais.

La manière dont les lanceurs créent ces biais n’est pas encore très claire, des recherches futures seront nécessaires pour mieux comprendre ce phénomène, qui relève de la balistique. Il est également important de noter que les pièces ne présentent aucun biais en faveur de pile ou face en dehors de cet effet.

Quoi qu’il en soit, tout cela soulève une question intéressante : la connaissance de ce biais peut-elle profiter aux lanceurs ? Les chercheurs ont exploré cette possibilité en s’intéressant notamment aux scénarios de paris. Et ils le pensent avec prudence. Lorsque l’enjeu est important, ils suggèrent donc de cacher la position de départ de la pièce avant de choisir pile ou face, pour éviter de donner un avantage injuste à l’un des participants !

GrP1

Malagigi Boutot

A final year student studying sports and local and world sports news and a good supporter of all sports and Olympic activities and events.
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