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Nouvelles locales

Un centre national de surveillance des tsunamis


La mer la plus proche est à 150 kilomètres. Or, c’est à Bruyères-le-Châtel (Essonne), dans le sud de la région parisienne, que se situe le Cenalt, le centre d’alerte aux tsunamis. Dans les locaux du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, sept personnes se relaient, les yeux rivés sur les écrans, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. cas de vague meurtrière sur les côtes françaises.

Le « risque tsunami » en France métropolitaine n’est pas omniprésent, à peine une ou deux fois par siècle, avec des vagues jusqu’à cinq mètres. Mais le drame de 2011 au Japon a provoqué des sueurs froides et depuis 2012, une surveillance s’est mise en place. « Les risques de tsunamis en Méditerranée sont plus récurrents, mais avec de petites vagues, alors qu’en Atlantique le danger est extrêmement rare mais plus grand, comme le montre le tsunami de Lisbonne de 1755 et ses dizaines de milliers de morts », décrit Hélène Hébert, coordonnatrice nationale du Cenalt.

Deux phénomènes peuvent provoquer des tsunamis : les tremblements de terre, le plus fréquemment, et le volcanisme sous-marin, très rarement. En cas de séisme, la formation ou non d’un tsunami dépend alors de trois facteurs : la magnitude (supérieure à 7), le mécanisme focal (la manière dont le séisme se déclenche), et la profondeur. Contrairement à d’autres catastrophes naturelles, ce risque de tsunami n’augmentera pas avec le changement climatique à l’œuvre. Hélène Hébert, quant à elle, rappelle que « Le changement climatique provoque une élévation du niveau de la mer, dont il faut tenir compte ».

Au Cenalt, plus de 300 stations sismiques sont surveillées dans le monde entier. Car même si le centre s’occupe principalement de la métropole, il enregistre et émet des bulletins pour le monde entier. Les territoires d’outre-mer dépendent de centres d’alerte gérés par d’autres pays, les États-Unis pour les risques dans le Pacifique et l’Australie pour l’océan Indien. Avec cette idée que les centres plus proches détectent les séismes plus tôt et donc alertent plus rapidement.

« Cinq minutes maximum après la rupture de la faille sismique, on peut dire s’il y a un tsunami et de quelle ampleur, et en moins de quinze minutes, le message parvient aux populations concernées », retrouver le coordinateur. Les habitants doivent se mettre à l’abri en allant le plus loin possible dans les terres et en grimpant le plus haut possible.

Une consigne pas toujours facile à coordonner avec celles à respecter en cas de tremblement de terre, où il faut s’éloigner au maximum des bâtiments. Si la terre ne fait que trembler, il vaut mieux courir dans la rue. Mais si le tremblement est suivi d’une vague, mieux vaut rester à 5e organiser. « Les messages transmis via le système FR-Alert sur les téléphones portables précisent les attitudes à adopter », rassure Yves Hocdé, de la Direction générale de la sécurité civile.

Certaines villes côtières, comme Antibes et Cannes, ont également commencé à déployer des panneaux pour baliser les voies d’évacuation et les zones de refuge. Mais dans l’ensemble, les municipalités manquent de soutien pour préparer et réaliser des exercices. D’autant que même une vague de 60 centimètres peut être dangereuse, à cause des courants et des déchets entraînés.

« Les catastrophes naturelles sont inévitables, il faut donc s’y préparer en amont, informer les populations et réduire autant que possible la vulnérabilité des infrastructures », insiste Mendy Bengoubou-Valérius, de la Direction générale de la prévention des risques. Ces phénomènes étant heureusement très rares, les populations en sont mal conscientes. « On voit bien, au contraire, que la multiplication des inondations a généré des réflexes chez les habitants touchés », poursuit le référent national. Les spécialistes estiment qu’au bout de dix ans, le souvenir d’une catastrophe naturelle s’estompe.

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