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Ukraine : menace de frappes russes à Kiev


La Russie a menacé mercredi de frapper des centres de commandement à Kiev, accusant l’Ukraine d’attaques sur son territoire.

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Dans le même temps, l’ONU a déclaré qu’un « cessez-le-feu général » à des fins humanitaires ne semblait pas « pour l’instant possible », l’ONU attendant toujours des réponses de Moscou à des propositions concrètes d’évacuation des civils.


Ukraine : menace de frappes russes à Kiev

« Nous assistons à des tentatives de sabotage et à des frappes des forces ukrainiennes sur des cibles situées sur le territoire de la Fédération de Russie », a déclaré Igor Konashenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.

« Si de tels événements se poursuivent, des frappes seront menées par l’armée russe sur des centres de décision, y compris à Kiev, ce que l’armée russe s’est abstenue de faire jusqu’à présent », a-t-il déclaré. il a averti.

Ukraine : menace de frappes russes à Kiev

A Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, « les restes des unités ukrainiennes et les nazis (du régiment) Azov présents dans la ville sont bloqués et privés de la possibilité de sortir de l’encerclement », a également assuré M. Konashenkov.

Peu avant, la Russie avait annoncé la reddition de plus d’un millier de soldats ukrainiens dans cette ville portuaire stratégique que ses forces assiègent et bombardent depuis plus de 40 jours.

« Il n’y a plus de médecins »

Les bombardements se poursuivent également dans l’est de l’Ukraine, où ils ont causé la mort de sept personnes au cours des dernières 24 heures à Kharkiv, une ville du nord-est également assiégée par les Russes depuis le début de l’invasion.

Kiev a appelé la population de ces régions à fuir au plus vite par crainte d’une offensive majeure russe imminente pour le contrôle total du Donbass, que les troupes ukrainiennes et leurs ennemis séparatistes pro-russes se partagent depuis 2014.


Ukraine : menace de frappes russes à Kiev

L’Ukraine a toutefois averti qu’elle n’ouvrirait aucun couloir humanitaire mercredi, les Russes ayant « bloqué les bus » et « violé le cessez-le-feu » dans certaines régions, rendant la situation « dangereuse ».

Kiev a déclaré mercredi avoir touché le croiseur russe Moskva en mer Noire avec des tirs de missiles.

« Il brûle avec intensité. À présent. Et avec cette mer agitée, impossible de savoir quand ils pourront recevoir de l’aide », a déclaré sur YouTube un conseiller du président ukrainien, Oleksiï Arestovitch, assurant que « 510 membres d’équipage » étaient à bord.

Ces allégations ont été immédiatement invérifiables par l’AFP à partir d’une source indépendante. Aucun incendie sur un navire militaire n’a été signalé jusqu’à présent par les agences de presse russes.

Les analystes disent que le président russe Vladimir Poutine, embourbé face à la résistance ukrainienne féroce, veut assurer une victoire dans le Donbass avant le défilé militaire du 9 mai sur la Place Rouge marquant la victoire soviétique sur les nazis en 1945.

A cet égard, le chef de l’une des deux « républiques » séparatistes pro-russes proclamées unilatéralement dans ce vaste territoire minier, Leonid Passechnik, a affirmé mercredi que ses troupes contrôlaient désormais « 80 à 90% » de la région de Lougansk, une priorité cibles du Kremlin.


Ukraine : menace de frappes russes à Kiev

A Severodonetsk, la ville la plus à l’est encore tenue par l’armée ukrainienne, où des grèves ont retenti, « il n’y a plus de médecins, plus d’infirmiers et toutes les pharmacies sont fermées », a déclaré à l’AFP un homme de 70 ans.

Moscou a déclaré fin mars qu’il concentrerait désormais ses efforts sur le sud et l’est.

Une scène de crime »

L’Ukraine est devenue une véritable « scène de crime », a pour sa part jugé mercredi à Boutcha, près de Kiev, le procureur de la Cour pénale internationale, le Britannique Karim Khan.

« Nous sommes ici parce que nous avons de bonnes raisons de croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour sont en train d’être commis. Il faut percer le brouillard de la guerre pour atteindre la vérité », a-t-il déclaré à la presse dans cette localité devenue le symbole des atrocités du conflit. Et ce puisque des centaines de corps, selon les autorités ukrainiennes, y ont été découverts fin mars, la Russie démentant pour sa part tout abus en Ukraine.


Ukraine : menace de frappes russes à Kiev

Autour de la capitale comme ailleurs, les autorités ukrainiennes disent chaque jour qu’elles trouvent des cadavres dans les zones dont les Russes se sont retirés.

Dans un village du sud de Kherson, ville proche de la ligne de front, sept personnes ont été abattues par des soldats russes dans une maison qu’ils ont ensuite fait sauter pour dissimuler le crime, a dénoncé mercredi le parquet général ukrainien.

A Dnipro, dans l’est, l’adjoint au maire, Mikhail Lyssenko, a déclaré que les corps de plus de 1 500 soldats russes que « personne ne veut récupérer » reposaient dans les morgues de cette grande ville industrielle.

A Washington, Joe Biden a pour la première fois accusé mardi Vladimir Poutine de « génocide » en Ukraine.


Ukraine : menace de frappes russes à Kiev

Un mandat que le Premier ministre canadien Justin Trudeau a repris dès le lendemain, contrairement au chancelier allemand Olaf Scholz et au président français Emmanuel Macron, dont le refus a été qualifié de « très blessant » par M. Zelensky.

Le président polonais Andrzej Duda, en visite à Kiev, n’a pas utilisé le terme « génocide », mais a estimé que la Russie était coupable de « terrorisme » et de « cruauté ».

« Ce n’est pas la guerre, c’est le terrorisme. Si quelqu’un envoie des avions et des soldats bombarder des zones résidentielles et tuer des civils, ce n’est pas la guerre. C’est de la cruauté, du banditisme, du terrorisme », a-t-il dit.



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