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A l’occasion de la sortie de son nouvel album, Cicatrices, Sandra Nkaké se confie à la rédaction. Elle partage ses nouvelles façons de créer, son évolution, tant artistique que personnelle, pour délivrer un message fort et authentique. Artiste sans filtre ni maquillage, elle présente un disque intimiste et multiple, aussi fascinant à l’écoute que dans sa construction. Découvrez son univers avant sa prestation à Nancy Jazz Pulsations.

Sandra Nkaké jouera au festival Nancy Jazz Pulsations le 21 octobre. Des places sont disponibles.

Cicatrices est le premier album sorti sous le nom de Sandra Nkaké depuis six ans. Que s’est-il passé pendant tout ce temps ?

Beaucoup de choses. Tangerine Wishes est donc sorti en 2017, nous avons ensuite tourné pendant deux ans. Ensuite, j’ai réalisé plusieurs créations, dont une pour le festival Jazz à Vienne avec Camille. Nous avons également produit l’album Jî Drû, sorti en 2019. Nous avons créé un trio avec Paul Colomb intitulé Elles, autour de chansons écrites et composées par des femmes. Le Covid est alors arrivé. Nous avons écrit beaucoup de musique durant cette période, notamment des pièces pour un collectif appelé Tribe for the Ashes, une longue épopée entre poésie et jazz. C’est ensuite que la production de Cicatrices. Nous ne nous sommes pas arrêtés ! (des rires). Je n’ai pas sorti d’album sous mon nom, mais peu importe que je sois en tête d’affiche ou non. Depuis que j’ai décidé de faire de la musique mon médium, je ne me pose plus de questions sur la hiérarchie des rôles. Ce qui est précieux, c’est de savoir si j’y trouve ma place et si je pourrai défendre le projet à 100 %. Ces nouvelles chansons arrivent après un long voyage de questionnement intérieur. Après avoir résolu ces problèmes, il était important, sur le plan personnel, de m’exprimer en mon nom.

Faire nourrir ces différents projets Cicatrices ?

Concrètement, oui. Notamment l’écriture de Tribe For The Ashes avec Jî Drû, qui a été un moment charnière, car elle correspondait à la période où j’ai commencé à jouer de la guitare. Cela a ouvert différents chemins vibratoires, ainsi que des chemins d’écriture. J’ai pu explorer de nouvelles façons d’écrire des mélodies et des arrangements. J’ai l’impression d’être au début de quelque chose. Je suis heureuse de pouvoir encore me permettre d’être dans l’apprentissage, dans la découverte, et donc dans la fragilité.

Vous avez dit que ce disque avait un aspect intime, comment exposer cet aspect au public ?

Cet album est intime, mais pas personnel, dans le sens où je ne raconte pas en détail les moments de ma vie. C’est intime dans le sens où je transforme des émotions qui m’ont très fort marqué musicalement. Je pense que l’intime est politique. Dans la phase d’écriture, qui se faisait à quatre mains, il fallait d’abord répondre à la question « qu’est-ce qui me constitue ? ». On y trouve tout un mille-feuille. Dans la première couche, on peut dire que je me définis comme un animal assigné au féminin, né en Afrique, à la voix abîmée, victime de violences, victime d’inceste… Toutes ces couches ont permis de établir des champs sémantiques, des manières de travailler sur ce qui me constitue et quelles ressources je pourrais trouver pour guérir. Il y a évidemment l’amitié, l’amour, la fraternité, le chant… Tous ces éléments ont conduit à des domaines d’écriture. Tout ce qui s’est passé dans ma vie a directement impacté ma voix. Les textes sont donc partis de là. Certains textes ont été écrits en français parce qu’ils évoquent mon rapport à l’enfance, mon rapport au Cameroun. Nous avons ensuite écrit les mélodies pour qu’elles correspondent au mieux à l’interprétation souhaitée, avant de terminer par l’orchestration.

Les textes sont-ils donc arrivés avant la musique ?

Oui, c’est la première fois que je fais ça. L’important était de pouvoir mettre des mots sur les maux. Il fallait donc partir du texte, se rappeler pourquoi je fais de la musique. On s’est aussi dit qu’en changeant notre façon de travailler, on ouvrirait des portes. Nous avions raison, car nous avons exploré les mélodies d’une manière complètement différente. En même temps, quand on écrit un texte, cela induit une forme de rythme. En fait, la mélodie est venue très vite, si bien que les deux sont restés très liés.

Matthieu David

Retrouvez cet entretien avec Sandra Nkaké en intégralité dans Rolling Stone l’Hebdo n°119, disponible via notre boutique en ligne.

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Jewel Beaujolie

I am a fashion designer in the past and I currently write in the fields of fashion, cosmetics, body care and women in general. I am interested in family matters and everything related to maternal, child and family health.
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