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symptômes, contagion… Comment les reconnaître ?


VARIANTE BA.5. En France, la hausse des cas de Covid-19 constatée depuis la mi-juin est notamment due à la présence d’un nouveau sous-variant d’Omicron, le BA.5, lié au BA.4. Origine, symptômes, contagion, dangerosité… Voici ce qu’il faut savoir sur ce nouvel avatar du Covid.

[Mis à jour le 30 juin 2022 à 19h31] Les deux dernières variantes du Covid, les sous-variantes BA.4 et BA.5 d’Omicron, provoquent une nouvelle vague épidémique en France et dans toute l’Europe fin juin 2022. Alors que, dans les esprits, la pandémie de Covid est une chose du passé, le virus gagne ainsi du terrain et le pic de la 7e vague en cours en France ne devrait pas être atteint avant la mi-juillet selon plusieurs spécialistes. Alors que BA.2, la première variante sévère d’Omicron, avait remis l’épidémie sur le devant de la scène entre les fêtes et le début de l’année, ses deux cousins ​​devraient encore provoquer des dizaines de milliers de contaminations dans les prochains jours. .

« Un remplacement progressif du BA.2 est observé depuis plusieurs semaines avec une augmentation de la détection du BA.5 (41%) et du BA.4 (6%) », observe ainsi Santé Publique France dans son point épidémiologique hebdomadaire de juin. 23, pariant sur une archi-majorité BA.5 après quelques semaines. La grande question est, comme toujours, de savoir si cette augmentation des contaminations au Covid-19 en France va se traduire par une augmentation des hospitalisations. A quoi correspondent les variantes BA.4 et BA.5 du Covid ? Quels sont les symptômes qui permettent de les détecter ? Sont-ils plus contagieux et plus dangereux que leurs prédécesseurs ? Éclairage.

A quoi correspondent les variantes BA.4 et BA.5 du Covid ?

BA.4, BA.5… Des désignations dignes d’un formulaire administratif à remplir. Pourtant, c’est bel et bien l’un des nombreux noms de la maladie à coronavirus. En réalité, les variantes BA.4 et BA.5 sont des sous-variantes de la variante Omicron, qui s’est imposée en France au cours de l’année 2022, comme l’ont indiqué les scientifiques. Une mutation de mutation, donc. Les deux lettres et le numéro qui leur est attribué correspondent à une classification scientifique précise. Ces deux sous-variantes ont été classées comme « variantes d’intérêt » par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Quelle est l’origine des variantes BA.4 et BA.5 ?

Si les sous-variantes BA.4 et BA.5 sont désormais très présentes en France, c’est loin de la France qu’elles trouvent leur origine. BA.4 et BA.5 ont en effet été détectés pour la première fois en Afrique du Sud, dès novembre. Cependant, rien ne permet de confirmer qu’ils sont apparus dans ce pays à cette époque. Ce n’est que grâce au séquençage réalisé par des scientifiques locaux qu’ils ont pu être isolés à l’automne, sans fournir aucune indication sur leur origine exacte.

Quels sont les symptômes des variantes BA.4 et BA.5 ?

C’est la grande question depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19 : comment savoir si on a contracté le virus ou non ? Dans un rapport de Santé publique France publié mi-juin, les symptômes des sous-variantes BA.4 et BA.5 du Covid ont été en partie détaillés et distingués des variantes précédentes du virus. Cette analyse, réalisée à l’aide d’un questionnaire auprès de 73 cas d’infection par le variant BA.4 (67 cas confirmés et 6 cas possibles) et 228 cas d’infection par le variant BA.5 (210 cas confirmés et 18 cas possibles), établit que « les signes cliniques les plus fréquents étaient l’asthénie/fatigue (75,7 %), la toux (58,3 %), la fièvre (58,3 %), les maux de tête (52,1 %) et l’écoulement nasal (50,7 %) ».

« Les cas de BA.4 et BA.5 présentaient plus fréquemment que les cas de BA.1 un nez qui coule » écrit l’agence de santé publique., mais aussi « nausées/vomissements », parfois diarrhée, agueusie (perte du goût) et anosmie (perte de l’odorat). Symptômes Covid bien connus, mais moins fréquents depuis l’apparition d’Omicron. « La durée médiane des signes était de 7 jours […], ce qui est plus long que pour les cas de BA.1 (4 jours) », souligne également Santé Publique France, qui conclut : « La probabilité de présenter anosmie et agueusie, mais aussi nausées, vomissements et diarrhée était plus élevée pour les cas de BA.4/BA.5 par rapport à celles de BA.1. Les cas BA.4/BA.5 ont également signalé une plus longue durée des signes cliniques. »

Voici la liste des symptômes les plus fréquents des sous-variantes BA.4 et BA.5 du Covid, établie à ce stade par Santé Publique France (à partir de 288 cas déclarés) :

  • Asthénie/fatigue : 75,7% (contre 56,2% pour la sous-variante BA.1)
  • Toux : 58,3 % (contre 50,9%)
  • Fièvre : 58,3 % (contre 47,7%)
  • Maux de tête (maux de tête) : 52,1 % (contre 43,1%)
  • Nez qui coule : 50,7 % (contre 26,3%)
  • Myalgie (douleur musculaire) : 41,0 % (contre 38,1%)
  • Mal de gorge : 39,6% (contre 31,3%)
  • Nausées/Vomissements : 18,4 % (vs. 7,1 %)
  • Sensation de fièvre : 18,1% (contre 12,5%)
  • Agueusie : 17,0% (contre 8,9%)
  • Anosmie : 16,7% (contre 8,2%)
  • Essoufflement : 15,3 % (vs 8,5 %)
  • Diarrhée : 15,3 % (contre 6,0 %)
  • Dyspnée : 7,6% (contre 2,5%)
  • Rhumes : 1,0 % (vs. 0,4 %)
  • Vertiges : 0,7% (contre 0,4%)

Les variantes BA.4 et BA.5 sont-elles plus contagieuses ?

Alors que la variante Omicron avait été présentée comme dangereuse par les autorités compte tenu de son caractère particulièrement transmissible, ses sous-variantes BA.4 et BA.5 auraient également la capacité de se transmettre facilement entre humains, selon les premières analyses, commentées par Santé publique France. « Cependant, ces calculs sont basés sur un petit nombre de cas et il y a un degré élevé d’incertitude », a déclaré l’organisation. Des analyses sont en cours pour évaluer plus avant la transmissibilité de ces sous-variants, y compris s’ils parviennent ou non à échapper au vaccin.

la Le remplacement progressif du BA.2 par le BA.5, qui représentait moins du quart des cas dans les enquêtes « Flash » de Santé publique France début juin et avoisine désormais les 50% est un signe indéniable. Ces « dynamiques de diffusion » de BA.2 à BA.5 en particulier « suggérer […] qu’ils ont un avantage sur BA.2 », écrit l’agence sanitaire. Elle cite notamment des travaux menés en mai 2022 par son homologue anglo-saxon (la « UK Health Security Agency » ou UKHSA), qui suggèrent que les taux de croissance de BA.4 et BA.5 seraient « semblables à celles de BA.2 par rapport à BA.1 ». On sait que BA.2 a très vite supplanté la sous-variante BA.1 d’Omicron au tout début du printemps dernier .

À quel point les variantes BA.4 et BA.5 sont-elles dangereuses ?

Pour l’heure, les scientifiques manquent de recul sur la dangerosité intrinsèque des deux sous-variantes BA.4 et BA.5. Cependant, les premiers éléments communiqués par Santé publique France indiquent qu’aucune « augmentation de la gravité » n’a été observée entre ces sous-variantes et leurs prédécesseurs, touchant principalement les personnes à risque, comme pour les autres variantes du Covid.

Dans son rapport de mi-juin, Santé publique France écrit que « les données accumulées dans plusieurs pays n’ont pas observé d’augmentation de la gravité associée aux BA.4 et BA.5 ». Un rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) du 13 juin est appelé cette fois-ci, qui ne signale aucun signal d’une infection plus dangereuse. Pour rappel, l’émergence d’Omicron fin 2021 a coïncidé avec une baisse significative du taux d’hospitalisation par rapport aux autres variantes, notamment la variante Delta. Mais SPF prévient : « Cette moindre sévérité est en partie portée par une immunité préexistante dans la population, qui reste protectrice contre les formes sévères. » Une étude plus récente menée aux États-Unis (voir l’étude publiée dans The Lancet – NDLR) estimait, après correction des cofacteurs (tels que la date du test, l’âge, le sexe, l’origine ethnique, la région de résidence, le statut vaccinal et les antécédents d’infection), les risques d’hospitalisation et de décès presque identiques entre la vague Omicron et les vagues précédentes, se concluant par un sévérité intrinsèque d’Omicron similaire aux variantes précédentes.

L’observation de vagues épidémiques provoquées par les variantes BA et BA.5 du Covid en Afrique du Sud et au Portugal ces derniers temps augure bien d’une onde courte et avec un « impact hospitalier limité ».

Quelle est l’efficacité des vaccins contre les variantes BA.4 et BA.5 ?

Alors que les appels pour recevoir une nouvelle dose de rappel du vaccin contre le Covid se sont multipliés ces derniers jours, l’efficacité des vaccins contre les sous-variantes BA.4 et BA.5 semble toutefois incertaine. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine explique que « BA.4 et BA.5 échappent de manière significative aux anticorps neutralisants induits à la fois par la vaccination et l’infection ». Les anticorps générés par l’infection sont également plus faibles qu’avec les autres variants. « Suggérant que la variante Omicron a continué d’évoluer avec une capacité accrue d’évasion immunitaire », ajoute-t-il. De nouveaux vaccins adaptés devraient ainsi voir le jour. Pfizer et Moderna travaillent en tout cas dans ce sens.

En attendant, les autorités françaises, par l’intermédiaire à nouveau de Santé publique France, continuent de souligner que « les estimations de l’efficacité du vaccin (EV) sont toutes en faveur d’une protection limitée contre l’infection, mais [que] la protection reste très élevée contre les formes graves, surtout avec une dose de rappel ». Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a également indiqué jeudi 30 juin au micro de RTL qu’il fallait se faire vacciner avec la 4ème dose « dès comme maintenant, sans attendre « septembre octobre », pour les plus de 60 ans et les personnes à risque. Selon lui, les vaccins restent efficaces contre les formes graves causées par le variant BA.5.

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