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Divertissement

REPORTAGE. A la découverte d’un cinéma « 100% vert », qui verra le jour près de Troyes


Des artisans, tous locaux, qui s’affairent partout et dans tous les sens pour la livraison de l’ouvrage en quelques jours. Il faut dire que le projet est insolite, innovant, mais aussi précurseur aujourd’hui en quelque sorte : un cinéma écologique.

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Ce sont des constructions en bois, de la paille isolante, des panneaux solaires, un poêle à granulés… sans oublier ces fameuses toilettes sèches qui ont valu le surnom d’Anne Faucon, gérante des lieux et infatigable défenseure du projet. , la « Dame pipi d’art et d’essai. » « Tout ce qu’on a dit et qui a été rejeté à l’époque, c’est ce qui nous a paradoxalement aidé avec le Covid et le réchauffement climatique : on est devenus des précurseurs malgré nous »explique-t-elle à franceinfo.

« Mais nous n’avons rien inventé, justifie Anne Faucon. On a juste mis en commun des techniques existantes, avec l’idée de montrer qu’on pouvait imaginer et construire un bâtiment 100% vert sans surcoût, pour dire qu’il n’y avait plus d’excuses pour ne pas le faire. « .

Anne Faucon, la gérante du cinéma, nous montre les panneaux solaires installés sur le toit (MATTEU MAESTRACCI / RADIO FRANCE)

L’idée d’un cinéma éco-responsable dans ce quartier vient d’un élu communiste, en opposition à François Baroin, maire de Troyes depuis 1995, qui avait alors rejeté le concept. C’est la commune voisine de Pont-Sainte-Marie qui l’a récupéré, pour le plus grand plaisir de son maire, Pascal Landréat : « Avoir un cinéma art et essai dans une ville de 5 000 habitants, ce n’est pas anodin. Mais on est dans une agglomération qui en compte 180 000. »

Si rien n’avait été fait dans les années actuelles, nous serions devenus une ville « périphérique », pour ne pas dire « dortoir ».

Pascal Landréat, maire de Pont-Sainte-Marie

chez franceinfo

L’édile poursuit : « Depuis plusieurs années, nous avons mis en place une politique culturelle, environnementale et de divertissement pour les jeunes, ce qui nous a permis d’augmenter et de rajeunir notre population. Il est donc naturel que la ville se sente intégrée au projet, même s’il est privé ».

Évidemment, ouvrir un cinéma au coût de deux millions d’euros, basé sur des fonds privés et du crowdfunding, dans une période où – malgré un mois d’octobre très réussi – moins de gens vont au cinéma depuis le Covid, cela peut sembler risqué. Mais avec des tarifs modérés de 4,50 euros le billet pour les enfants, 5 euros pour les adultes avec abonnement et 7 euros plein tarif, Anne Faucon y croit : « C’est comme partir en mer en ne pensant qu’à la noyade. A un moment donné, il faut s’y mettre ! Au-delà de la qualité des films que l’on va proposer, créer un lieu comme ça, vertueux et agréable, c’est ça qui change les choses pour moi. »

Une des quatre salles du futur cinéma, attendant son écran (MATTEU MAESTRACCI / RADIO FRANCE)

Le cinéma Utopia de Pont-Sainte-Marie commencera à accueillir ses spectateurs le 1er décembre.

A la découverte d’un cinéma « 100% vert » : le reportage de Matteu Maestracci

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