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Rentrée scolaire : toute la famille isolée pendant au moins 24 à 36 heures avec un enfant qui présente des symptômes


Lors de son retour en classe lundi, un élève de 12 ans et moins qui présente des symptômes devra s’isoler à la maison pendant 24 à 36 heures, comme les autres membres de sa famille. L’enfant ne pourra retourner en classe qu’après avoir reçu deux résultats négatifs au test rapide.

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Si la famille n’a pas accès à l’auto-dépistage à domicile, alors l’isolement passera à cinq jours pour toute personne vivant sous le même toit que l’enfant symptomatique.

C’est la stratégie prônée par les autorités de santé publique pour empêcher le virus de circuler de l’école vers le reste de la communauté, en « fermant » rapidement la bulle familiale, a expliqué le Dr Yves Jalbert, directeur général adjoint de la santé publique lors d’une rencontre avec les médias, vendredi matin.

« Dans nos mesures, nous nous concentrons beaucoup plus sur la prévention au niveau familial », a-t-il déclaré. La stratégie vise également à limiter au maximum l’entrée du virus dans les écoles.

Pour que la famille puisse sortir de son isolement, l’enfant qui présente des symptômes doit avoir reçu un deuxième résultat négatif à un test rapide, qui doit être réalisé 24 à 36 heures après la réussite du premier autotest.

Un enfant positif pourra retourner en classe s’il est négatif à un test rapide après cinq jours d’isolement, si ses symptômes se sont améliorés et s’il n’a pas eu de fièvre depuis au moins 24 heures.

Un enfant qui n’a qu’un seul symptôme mineur, comme un nez qui coule, pourra quand même assister aux cours.

Ces directives, qui ont été confirmées vendredi soir dans le Journal, ont fait l’objet de nombreuses modifications et discussions entre la santé publique et le ministère de l’Éducation tout au long de la journée de vendredi.

Pas un haut lieu de transmission

Le Dr Jalbert a également répété vendredi, comme l’avait fait le Dr Luc Boileau jeudi, que les écoles ne représentent pas des «sites importants» de transmission, ce qui est plutôt lié à ce qui se passe dans la communauté.

« Ce que nous avons appris sur les enfants, c’est qu’ils ne sont pas de très bons transmetteurs de la maladie. Ce que nous avons observé dans le milieu scolaire, c’est beaucoup plus de transmission des enseignants aux élèves que l’inverse », a-t-il dit.

En décembre, près de 50 % des foyers de la province étaient pourtant répertoriés dans des écoles, où plus de 1 000 classes ont été fermées en raison de la présence d’au moins deux cas positifs dans un même groupe.

Le Dr Jalbert précise toutefois que plusieurs cas dans un même groupe ne signifient pas nécessairement que les élèves se sont infectés à l’école.

« Ce qu’on observe, en général, c’est que ce n’est pas ce qui se passe. Ce sont des gens qui ont attrapé la maladie à l’extérieur, qui vont à l’école avec le virus » et qui se retrouvent dans la même classe, a-t-il dit.

La transmission au sein de l’école existe, mais le Dr Jalbert ajoute que « nous n’avons pas démontré qu’il y ait un phénomène d’amplification de la transmission très significatif comme nous aurions pu le craindre ».

De plus, aucune consigne particulière ne sera donnée au réseau scolaire concernant les heures de repas, lorsque les élèves retireront leur masque pour manger. La distanciation physique doit être maintenue autant que possible, mais les autorités de santé publique sont bien conscientes qu’une telle règle n’est tout simplement pas applicable en milieu scolaire.

« On va vivre avec ce risque que les enfants mangent sans masque à l’école », a déclaré le Dr Jalbert, tout en insistant sur les effets bénéfiques pour les enfants du retour en classe.

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