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Régie du bâtiment du Québec : la licence d’Armoires PMM révoquée


Vendredi, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a révoqué la licence d’Armoires PMM, un fabricant et installateur de meubles de cuisine et de salle de bain, accusant le propriétaire de l’entreprise d’avoir servi de prête-nom à Jean-Noël Lacroix, un homme d’affaires connu des autorités. .

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Ce n’est pas la première fois que Jean-Noël Lacroix, un homme d’affaires québécois, se heurte aux autorités, à cause de mauvaises pratiques commerciales. Il a également été reconnu coupable d’infractions pénales et criminelles importantes au cours des dernières années.

Selon la RBQ, le propriétaire et détenteur de la licence d’Armoires PMM, Maxime Morency, a servi de prête-nom à M. Lacroix, qui a finalement dirigé l’entreprise sans en avoir les droits légaux et profiter des profits.

Selon le jugement, Maxime Morency n’était donc qu’un « écran » et ne faisait rien dans l’entreprise. Alors qu’il est censé n’être qu’un simple directeur des ventes, Jean-Noël Lacroix gagnait un salaire d’entreprise réussi qui ne correspondait pas à son titre. De plus, plusieurs témoignages indiquent que Jean-Noël Lacroix s’est identifié comme le patron de l’entreprise, en plus de gérer l’embauche et les opérations de l’entreprise.

Par ailleurs, plusieurs clients ont porté plainte auprès de l’Office de la protection du consommateur (OPC), se disant victimes de « stratagèmes de vente sous pression » et de « menaces » de la part de Jean-Noël Lacroix. Il aurait également insulté certains clients.

En août 2020, par exemple, l’homme d’affaires rencontre Nathalie Rivard, une cliente, pour l’inciter à signer un contrat. Il lui a dit qu’il allait augmenter ses tarifs si elle ne paraphait pas l’accord immédiatement. Quelques jours plus tard, Mme Rivard contacte M. Lacroix pour annuler le contrat et ce dernier se met en colère et lui crie des insultes.

Cette situation s’est répétée plusieurs fois pour d’autres clients qui souhaitaient résilier leur contrat.

La RBQ accuse également Armoires PMM d’avoir eu recours aux services d’autres entrepreneurs sans permis pour effectuer les travaux. « Il n’y a personne dans l’entreprise qui soit chargé de vérifier si les sous-traitants sont licenciés. Ils devraient tous en avoir, je devrais vérifier », a même avoué M. Morency aux autorités.



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