Skip to content
Québec doit s’opposer à l’entente Énergir-Hydro


L’entente entre Hydro-Québec et Énergir pour la conversion des bâtiments au gaz naturel vers la biénergie va à l’encontre des objectifs de décarbonisation du Québec et le gouvernement caquiste devrait s’y opposer, estiment les oppositions péquistes et solidaires.

• Lisez aussi : Hydro pourrait indemniser les futurs clients d’Énergir

• Lisez aussi : Hydro-Québec ne participera pas au paradis du bitcoin

• Lisez aussi : Entente entre Hydro-Québec et Énergir : la Régie de l’énergie doit absolument refuser cette entente dupe

« On perpétue les énergies fossiles au bras des consommateurs québécois, c’est inacceptable. Il faut absolument revoir cette entente », s’est indigné le député péquiste Sylvain Gaudreault lors d’une entrevue avec Le Journal.

En vertu de l’entente à l’étude devant la Régie de l’énergie, Hydro versera 400 millions de dollars à Énergir jusqu’en 2030 pour ses clients qui se tournent vers la biénergie, un montant qui pourrait atteindre 1,4 milliard de dollars sur un horizon de 2044, a confirmé le fournisseur de gaz.

Selon l’Association of Environmental Energy Organizations (ROEE), l’opération pourrait même coûter plus de 2 milliards de dollars à l’entreprise publique si l’accord devait durer jusqu’en 2050, ce qui affectera les tarifs des clients. .

« Quand le ministre mettra-t-il fin à ce bar ouvert qui favorise Énergir au détriment des consommateurs ? a demandé le député Gaudreault, qui croit que le gouvernement devrait s’y opposer, lors de la période des questions.

Avez-vous des informations à partager avec nous sur cette histoire ?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs ?

Écrivez-nous à [email protected] ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

La meilleure entente dit Québec

« L’action que nous menons actuellement avec Énergir et Hydro-Québec est de venir dire qu’en période de pointe, une centaine d’heures par année, nous viendrons utiliser Énergir avec du gaz naturel, dans lequel nous injectons du renouvelable avec notre réglementation », a répondu le ministre de l’Energie, Jonatan Julien.

Selon lui, l’entente permettra une réduction de 540 000 tonnes de gaz à effet de serre par année et aura un impact plus limité sur les factures des clients d’Hydro.

« Si nous électrifions complètement, il en coûterait 2,6 milliards de dollars pour obtenir 20 % de plus. Donc en termes d’efficacité, c’est un cinquième du coût pour 80 % de l’objectif », a-t-il imaginé.

De l’enfirouapage de la CAQ

Mais les explications ne sont pas convaincantes selon la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé. « Le ministre Julien est en train de nous enfirouaper. Ce n’est pas compliqué », résume-t-elle dans une interview.

Selon elle, le gouvernement caquiste se targue d’en faire beaucoup pour l’environnement, mais d’un autre côté, il soutient les énergies fossiles.

« Le GIEC remet année après année des rapports qui nous disent : bottez le cul des décideurs ! Et là Jonatan Julien, nous dit d’une main : on est les meilleurs, on bannit les hydrocarbures », explique-t-elle.

« Mais d’un autre côté, il nous embrouille en nous disant que l’entente Hydro-Énergir est nécessaire pour gérer la pointe en hiver, je dis au ministre, vous n’êtes pas un bon élève, parce qu’on peut gérer le pourboire d’une autre façon,  » elle croit.

Québec en fait aussi la promotion

Le Journal rapportait ce matin que l’entente Hydro-Énergir vise non seulement les clients actuels d’Énergir mais aussi les futurs et nouveaux bâtiments.

Dans un document sur la transition énergétique des édifices publics consulté par le Journal, le gouvernement caquiste en fait également la promotion.

Québec « préfère l’utilisation du mode bi-énergie comme mode de chauffage pour un bâtiment neuf », est-il écrit.

« Il faudrait plutôt l’interdire dans tous les nouveaux bâtiments. Il ne devrait pas y avoir de nouvelles canalisations », estime plutôt Mme Massé, qui insiste pour avoir une commission parlementaire sur l’utilisation de l’énergie au Québec.



journaldemontreal-boras

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.