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Quatre mois de prison avec sursis pour la policière Annie Pinard

Le sergent de la Sûreté du Québec a été reconnu coupable par le juge Jacques Ladouceur en mars dernier pour des actes survenus en 2018, dans le Grand Nord québécois.

Alors qu’elle était en poste à Kuujjuaq, Annie Pinard avait rédigé un rapport qui laissait entendre à tort qu’elle avait parlé avec un informateur afin d’obtenir un mandat contre un présumé trafiquant de drogue dans la communauté.

Lors du procès tenu à Val-d’Or en janvier et février derniers, il a été prouvé que l’agent Pinard n’avait jamais rencontré ni discuté avec cet informateur. Elle s’était plutôt appuyée sur des échanges par messagerie entre cet individu et un autre informateur avec qui elle était en contact.

L’absolution est exclue

Dans sa sentence rendue vendredi, le juge Ladouceur a rejeté la suggestion de la défense d’offrir une absolution à la policière. Il considère que cette suggestion ne répond pas aux critères d’intérêt public, citant comme circonstances aggravantes la qualité de policier de l’accusée, le fait que les actes ont été posés au détriment de son employeur et d’un collègue, et qu’elle a persisté dans ses actes .

Le parquet avait requis neuf mois de prison avec sursis. Le juge a statué pendant quatre mois, citant notamment comme circonstances atténuantes l’absence de dossier judiciaire ou déontologique de l’accusée, son profil académique remarquable et son implication dans la communauté.

Annie Pinard devra également effectuer 50 heures de travaux d’intérêt général pendant sa peine avec sursis, en plus de 190 heures à sa libération, au cours d’une période probatoire de 24 mois.

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