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Nouvelles locales

Publié le 30 septembre 2023

DES EXPOSITIONS

Giacometti après la guerre

En 1946, à la fin de la guerre, Giacometti invente les personnages grands et émaciés qui le rendront célèbre dans le monde entier. Exposé à la Biennale de Venise en 1956, puis à la Documenta de Kassel, sollicité pour un projet à New York, il noue également des relations fructueuses avec Sartre, Genet et Beckett. A travers une centaine d’œuvres, dont Le Chariot, La Cage, L’Homme qui marche II, ou Grande Femme I, mais aussi des archives et des photographies, le musée des Abattoirs (1) revient sur ces deux décennies d’intense créativité, jusqu’à mort de l’artiste en 1966. Parallèlement, l’Institut Giacometti de Paris consacrera une exposition-dossier aux différentes versions du Nez (1947-1964) et à ses échos dans la création contemporaine (2) .

Sabine Gignoux

(1) À Toulouse jusqu’au 21 janvier 2024, lesabattoirs.org

(2) Du 6 octobre au 7 janvier 2024, Fondation-giacometti.fr

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FESTIVAL

Le Mont-Saint-Michel vibre de musique

Via Aeterna. D’Avranches à Saint-Pair-sur-Mer et de Granville à Cancale, le festival Via Aeterna confirme cette année encore sa vocation : faire résonner la musique dans la baie du Mont-Saint-Michel, aller à la rencontre de ses habitants ainsi que des public venu d’ailleurs. René Martin, le directeur artistique de l’événement co-organisé par Bayard (éditeur de La Croix L’Hebdo), invite des artistes d’univers variés, dans un esprit de partage de styles et d’ambiances sonores. Les trois voix suaves ou ardentes des Itinerantes répondront aux éclats dorés des saxophones du Quatuor Ellipsos ; ici, l’accordéon de Théo Ould s’associera à la clarinette de Florent Héau ; là, la mandoline de Julien Martineau vous dévoilera les trésors du répertoire napolitain… Très abordables (le prix le plus élevé est de 25 €), les animations musicales sont aussi l’occasion de magnifier le patrimoine de la région comme les jeux de lumières sur les pierres et sur la mer. Selon la tradition, les concerts du dernier dimanche de la fête, le 15 octobre, se concentrent uniquement sur le Mont : du matin au soir, entre la salle des chevaliers, le réfectoire des moines et bien sûr l’église abbatiale, les voix et instruments uniront leurs timbres, grâce aux ensembles La Sportelle, Mikrokosmos, Bleue Quintette… ou encore le chœur de chambre Dulci Jubilo. Sans oublier les Bird Singers virtuoses et poétiques en dialogue avec les artistes de l’ensemble De Caelis.

Emmanuelle Giuliani

Du 5 au 15 octobre, dans la baie du Mont-Saint-Michel, via-aeterna.com

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THÉÂTRE

Kessel, le monde et le XXe sièclee siècle

Kessel, la liberté à tout prix. Un drap blanc et, à côté, des vêtements suspendus. Il n’en faut pas plus à Franck Desmedt pour mettre en scène toutes les vies de Joseph Kessel et avec elles, le monde entier. La Sibérie en pleine révolution de 1917, la Corne de l’Afrique au moment du trafic d’esclaves, Dunkerque en 1940… C’est toute l’histoire du XXe siècle.e siècle qui se dessine à travers le jeu de l’acteur, formidable conteur, qu’il se heurte à la crudité de la guerre ou qu’il se moque des abus alcooliques de son personnage. Convainquant dans les différents rôles qu’il assume – hilarant en tant que rédacteur en chef du tempétueux journaliste. Infatigable, comme l’aventurier Kessel, amoureux de la vie et sensible au chaos du monde.

Béatrice Bouniol

Jusqu’au 7 janvier 2024 au Théâtre du Lucernaire (Paris), lucernaire.fr

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MUSIQUE

Trilles et cui-cui en danger

Les oiseaux musicaux. Ce précieux coffret nous permet d’identifier la musique de nos oiseaux familiers, à travers trois heures et demie d’enregistrements en pleine nature. Les chants de l’alouette, de l’étourneau, de la grive, de la paruline, de la linotte, du merle, du rossignol ou d’espèces plus rares deviennent familiers. L’ornithologue Jean Roché détaille leurs caractéristiques dans un livret passionnant et poétique, plaidant pour la protection des espèces menacées. Les mélomanes se régaleront d’un quatrième CD d’entretiens sur les oiseaux dans la musique d’Olivier Messiaen.

Nathalie Lacube

Coffret 4 CD, Frémeaux & Associés/LPO/Forêts et campagnes du futur, 23 €

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CINÉMA

Faire parler l’accusé

Le procès Goldman. Dans la famille Goldman, je demande Pierre, le demi-frère de Jean-Jacques. De cette figure de l’extrême gauche des années 1960 et 1970, on se souvient malheureusement de l’assassinat, en pleine rue, en 1979. Plutôt que de raconter sa vie (ou sa mort), Cédric Kahn (La Prière, 2018) s’est penché sur son deuxième procès pour quatre vols à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciens. Filmé à huis clos, le tribunal est ici le théâtre d’un duel houleux que Goldman a contribué à pimenter de son goût de la provocation, soutenu par l’intelligentsia de gauche et par un brillant avocat, le jeune Georges Kiejman. Faisant écho à la polarisation actuelle des débats, ce film en dit aussi long sur le pouvoir de la parole et la difficulté de rendre la justice.

Stéphane Dreyfus

Au cinéma, 1h55

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LITTÉRATURE

Sur l’art d’apprendre à écrire

Lettres à un jeune romancier sénégalais. Lors d’un voyage de travail à Dakar, Alain Mabanckou rencontre un admirateur : Alioune, 18 ans, avec des vers émouvants à son actif, il cherche la voie pour devenir romancier. Reconnaissant ses doutes passés dans ceux du jeune homme, l’écrivain congolais lui prodigue de précieux conseils. « Pour l’auteur, cher Alioune, il s’agit de persuader que ce qu’il crée est une autre version de l’existence », lui enseigne-t-il. Des lettres empreintes de bienveillance qui dressent le portrait du jeune auteur hésitant qu’était Alain Mabanckou avant de devenir cette figure maintes fois récompensée. Et surtout un petit guide à l’usage de tous ceux que la passion fait douter.

Marianne Meunier

Par Alain Mabanckou, Le Robert, 169 p., 15,40 €

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REVOIR

Quel art sacré pour notre époque ?

Lettre de l’Académie des Beaux-Arts, n°99. Le sacré reste-t-il un moteur de création dans une société largement sécularisée ? La dernière Lettre de l’Académie des Beaux-Arts donne la parole aux représentants français de trois monothéismes (le père Jean-Robert Armogathe, le recteur de la Grande Mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz, le grand rabbin Haïm Korsia) et à une dizaine d’artistes dont le dessinateur Ernest Pignon-Ernest, la compositrice Édith Canat de Chizy et l’architecte Bernard Desmoulin qui s’apprête à construire une nouvelle église orthodoxe à Paris. Parallèlement, l’historienne de l’art Lydia Harambourg revient sur l’aventure des ateliers d’art sacré de 1919 à 1954.

Sabine Gignoux

Disponible en ligne sur academiedesbeauxarts.fr ou par email à com@academiedesbeauxarts.fr (48 p., livraison gratuite).

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PODCAST

Aux sources de l’enquête

« Albert nous parle ». « L’esclavage en Afrique n’est aboli que dans les déclarations ministérielles européennes. L’esclave ne s’achète plus, se reproduit-il. (…) Le noir est le moteur banane. » C’est Sandrine Bonnaire qui prononce cette formule choc d’Albert Londres sur le traitement réservé aux Africains, tirée de Terre d’ébène (1929) écrite lors de son voyage au Congo et au Tchad. Les voix de Lydie Salvayre, André Dussollier, Philippe Torreton et Gaël Faye font entendre les mots du grand reporter, « poète intrépide », qui défendait une vision personnelle, l’importance du style mais aussi de l’engagement et, déjà, de la lutte contre les fausses informations. . Un podcast d’Hervé Brusini, Prix Albert-Londres 1991 et Anne Poiret, Prix 2007, à l’occasion des 90 ans de l’institution.

Stéphanie Lambert-Marcinkowski

Sur prix-albert-londons.scam.fr et les plateformes

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Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides
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