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Procès « Star espion » : Même les techniciens américains d’Apple n’ont pas compris selon une plaignante


Le prétendu « espion vedette » aurait abasourdi les techniciens d’Apple aux États-Unis qui ne comprenaient pas ce qui se passait avec les mots de passe du compte de la deuxième vedette qui a témoigné au procès de Pascal Desgagnés.

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« Apple s’est emparé de mon cas. Des techniciens basés à New York essayaient de trouver le problème et ils me disaient, selon leurs propres termes, que c’était « du jamais vu », a déclaré hier la personnalité de la télévision bien connue. »

Selon son témoignage, ces experts n’ont pas compris comment quelqu’un pouvait constamment accéder à son compte malgré la sécurité de l’authentification à deux facteurs.

« Un technicien d’Apple m’a appelé environ une fois par semaine pour me dire qu’il y avait une activité suspecte sur mon compte. […] Il n’y avait rien à faire, personne n’a trouvé mon problème », a déclaré le plaignant.

Piraté en temps réel

C’est finalement un ami qui lui avait proposé de l’aider qui a mis le doigt sur le problème. Alors qu’il se connectait à distance pour scanner son ordinateur un soir de mai 2018, il a remarqué le transfert automatisé de ses e-mails et de ses connexions sans rapport avec elle dans ses journaux de données Facebook.

Cela pourrait potentiellement expliquer la centaine d’épisodes de problèmes de connexion rencontrés entre 2014 et 2018.

Et pour couronner le tout, alors que les changements de mot de passe pouvaient se produire à quelques heures d’intervalle, un autre s’est produit juste au moment où la victime et cet ami tentaient de percer le mystère, en temps réel.

« Il y avait une connexion pendant que nous regardions cela », s’est demandé le témoin. « Il devait y avoir quelqu’un d’autre », a-t-il ajouté, précisant qu’ils avaient même été déconnectés du compte Facebook à distance.

« Violé dans mon intimité »

La plaignante, qui témoignait à distance depuis la grande région de Montréal, a décrit le choc de réaliser tout ce qui se passait dans sa vie, qu’elle croyait être privée.

« Je ne me sentais pas si bien, tellement violée dans mon intimité et j’avais peur des répercussions », a-t-elle confié à la juge Rachel Gagnon, précisant qu’à ce moment-là, elle ne se doutait pas encore de ce qui l’attendait.

Le choc a été encore plus grand lorsque la police lui a montré l’ampleur du vol de données. Mails et SMS par milliers, personnels et professionnels, photos, contacts, tout y était.

Elle était également très contrariée que quelqu’un puisse savoir où elle se trouvait si précisément à son insu.

« C’est super dérangeant de savoir que quelqu’un savait où je me trouvais n’importe quand, n’importe où. Celui qui était dans mon iCloud savait où ma baby-sitter venait chercher mes enfants et à quelle heure », a-t-elle déclaré.

Lettre de France Castel

En contre-interrogatoire, Pascal Desgagnés, qui se défend, interroge la plaignante sur une lettre qu’elle a reçue de France Castel. L’actrice et chanteuse avait contacté la victime présumée pour lui adresser une lettre d’excuses d’un jeune homme de son entourage qui était à l’origine de la deuxième adresse mail vers laquelle une redirection automatique des mails de la personnalité a été créée. Publique.

L’homme a expliqué qu’il avait créé l’adresse dans un premier temps pour s’inscrire sur des sites sans recevoir d’emails indésirables dans sa boîte mail personnelle, avant de commencer à recevoir des emails personnels de la plaignante sans jamais la prévenir.

La victime présumée a reconnu avoir reçu la lettre et l’avoir transmise à la police sans y répondre. « J’ai transféré la lettre et laissé les enquêteurs faire leur travail », a expliqué la femme, ajoutant qu’aucune accusation n’avait été déposée en lien avec ce jeune homme.

La plaignante a également confirmé à l’accusé que ses informations volées n’avaient jamais été rendues publiques, précisant toutefois qu’elle n’avait jamais été certaine « pour le dark web ».

Le procès de Pascal Desgagnés s’ouvrira la semaine prochaine et reprendra le 5 décembre avec le reste de la preuve de la poursuite. Huit autres plaignants doivent être entendus, dont deux personnalités publiques.

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