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procès de Paul Zaidan |  Cora Tsouflidou raconte l’appel du ravisseur de son fils


« Il y a des instructions sur la table. Vous allez faire exactement ce qui est marqué. Lorsque l’homme au téléphone lui donne cet ordre, Cora Tsouflidou comprend immédiatement que son fils Nicolas a été kidnappé. « J’étais atrocement bouleversé », a déclaré mercredi le fondateur des restaurants Chez Cora lors du procès de Paul Zaidan.



procès de Paul Zaidan |  Cora Tsouflidou raconte l’appel du ravisseur de son fils

Louis-Samuel Perron
presse

L’ex-franchisé de 52 ans est accusé d’avoir kidnappé et kidnappé Nicholas Tsouflidis le 8 mars 2017, et d’avoir demandé à sa mère, Cora Tsouflidou, une rançon de 11 millions de dollars. Le rôle joué par Paul Zaidan reste cependant flou, la Couronne n’ayant « aucune preuve directe » à son égard.

Premier témoin au procès, Nicholas Tsouflidis a finalement conclu sa déposition mercredi après-midi, après cinq jours à la barre, dont un épuisant contre-interrogatoire de trois jours où la défense a tenté de démontrer que le PDG de Chez Cora avait inventé, voire orchestré, son enlèvement par des membres de la « mafia libanaise ».

procès de Paul Zaidan |  Cora Tsouflidou raconte l’appel du ravisseur de son fils

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES DE PRESSE

Nicolas Tsouflidis

Sa mère, Cora Mussely Tsouflidou, s’est présentée au jury comme une « retraitée », tout en précisant qu’elle restait « directrice artistique » de sa chaîne. À 74 ans, elle continue d’approuver chaque nouveau plat du menu, a-t-elle déclaré.

Selon son récit, dans la soirée du 8 mars 2017, elle a été réveillée par deux policiers qui ont frappé à sa fenêtre. Ceux-ci évoquent vaguement le danger, mais sont peu détaillés. Elle reçoit alors un appel « très menaçant ». Comme dans les « films policiers », on lui ordonne d’aller voir son fils Nicholas et de faire « exactement » comme écrit dans la lettre.

Selon la théorie de la poursuite, les ravisseurs réclamaient dans cette lettre 11 millions à M.moi Tsouflidou, payable sur trois jours. L’adresse e-mail indiquée dans le document serait associée à Paul Zaidan, selon la Couronne.

Lors d’un deuxième appel, l’homme lui dit de ne pas contacter la police. Jamais, lors de ces appels, il n’est question de rançon, selon le témoignage de Cora Tsouflidou.

La voix du ravisseur n’était pas celle d’un Québécois, mais plutôt celle d’un « étranger ». « Je viens de la Gaspésie, donc je sais ce qu’est un Québécois », a déclaré M.moi Tsouflidou. Selon la défense, lors de l’enquête préliminaire, elle aurait précisé qu’il pouvait s’agir de la voix d’un « individu noir ».

Dividendes aux enfants

En contre-interrogatoire, M.e Christopher Lerhe-Mediati a interrogé M.moi Tsouflidou sur les dividendes versés à ses trois enfants. La défense fait valoir que son fils aîné, Theoharis, alias Harry, n’aurait touché que 50 000 $ au lieu de 200 000 $ avant l’enlèvement. Mais le septuagénaire ne se souvenait plus des sommes exactes versées à l’époque.

En effet, Theoharis, qu’elle décrit comme « l’artiste » de la famille, a souvent « mendié » de l’argent depuis son retour de Grèce en 2016. Il connaissait alors des problèmes de « consommation », a expliqué Cora Tsouflidou. . Ainsi, au moment de l’enlèvement, elle n’était plus en contact avec lui.

Son contre-interrogatoire se poursuivra ce jeudi au palais de justice de Laval. procureurs de la Couronne, Me Sarah Beaudry-Leclerc et Me Karine Dalphond, compte présenter une quarantaine de témoins.

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