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Prévoir une production céréalière en baisse de 69%

La production prévisionnelle des principales céréales (blé tendre, blé dur et orge) pour la campagne agricole 2021-2022 est estimée à 32 millions de quintaux (Mqx), soit une baisse de 69% par rapport à la campagne record de 2019-2020, annonce le ministère de l’Agriculture ce vendredi 13 mai 2022. Plus de 60% de la production provient des zones favorables des régions de Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra.

Les bonnes prévisions d’évolution des cultures de printemps et des filières oléicole, agrumicole et maraîchère, conjuguées aux mesures de soutien apportées aux éleveurs et à l’économie rurale en général dans le cadre du programme exceptionnel de réduction de l’impact du déficit pluviométrique, contribuer à compenser partiellement les effets de la baisse de la production céréalière d’automne, permettant ainsi de limiter l’impact du déficit hydrique sur la croissance du secteur agricole, indique le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts. Tenant compte de l’ensemble de ces facteurs, les estimations prévisionnelles du PIB agricole (PIB) prévoient une baisse maximale d’environ 14% en 2022 résultant des performances exceptionnelles enregistrées lors de la précédente campagne 2020/21 et des conditions météorologiques défavorables de la campagne. courant. L’impact de cette baisse du PIBA sur le PIB global ne devrait pas dépasser -1,7 point.

La campagne agricole 2021/22 a enregistré des précipitations qui ont atteint 188 mm à fin avril 2022, soit une baisse de 42% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (327 mm) et de 35% par rapport à la campagne précédente (289 mm) sur la même date. Outre la faible pluviométrie et son retard, le profil pluviométrique s’est également caractérisé par une mauvaise répartition temporelle et territoriale. Près de 55 % des précipitations totales se sont produites en mars et avril et moins d’un tiers des précipitations se sont produites en novembre et décembre.

La très faible pluviométrie, voire son absence dans plusieurs régions durant les mois de janvier et février, a provoqué un stress sur le couvert végétal et un retard de croissance des cultures d’automne, notamment des céréales. Cette période a coïncidé avec le stade de tallage des céréales ; une étape de développement déterminante pour les rendements de ces cultures. Par conséquent, ce stress a entraîné une baisse plus ou moins importante des rendements selon les régions, allant jusqu’à la perte de surfaces dans certaines zones. C’est dans les zones bour favorables du nord du pays que les céréales ont bien repris au printemps après les pluies de mars et avril, entraînant un rattrapage en termes de productivité.

Le suivi par images satellitaires du couvert végétal montre des profils de végétation globalement similaires à la campagne agricole 2015-2016.

Ainsi, la production prévisionnelle des principales céréales (blé tendre, blé dur et orge) pour la campagne agricole 2021/2022 est estimée à 32 millions de quintaux, soit une baisse de 69% par rapport à la campagne précédente qui a enregistré une production parmi les records . Cette production résulte d’une surface céréalière ensemencée pour cette campagne de 3,6 millions d’hectares de 3 espèces céréalières.

Par espèce, la production céréalière est la suivante :

  • 17,6 millions de Qx de blé tendre
  • 7,5 millions de Qx de blé dur
  • 6,9 millions de Qx d’orge.

Plus de 60% de la production provient des zones favorables des régions de Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kenitra. Les céréales dans les zones irriguées n’ont contribué qu’à hauteur d’environ 20 % à la production globale, en partie à cause de la superficie irriguée limitée en céréales et en partie des restrictions d’irrigation dans les périmètres des grandes hydrauliques. .

Hormis les céréales, les autres cultures affichent une situation favorable. En effet, globalement, les pluies cumulées depuis début mars ont contribué à la restauration du couvert végétal à des niveaux normaux et assuré le bon déroulement des cultures de printemps.

Ainsi, il est attendu que la betterave sucrière dont la récolte vient de démarrer dans plusieurs régions enregistre de bonnes performances de rendement. Les agrumes, oliviers et rosacées au stade floraison présentent de bonnes perspectives de production, même s’ils restent tributaires de l’évolution des conditions climatiques, notamment des températures de mai et juin. Par ailleurs, ce dernier épisode pluvieux de mars et avril a favorisé une bonne implantation des cultures de printemps et des cultures maraîchères saisonnières ainsi que leur développement dans des conditions favorables.

S’agissant des exportations, le communiqué indique que celles d’agrumes durant la campagne en cours ont connu une augmentation remarquable par rapport à la campagne précédente, atteignant 711 mille tonnes, contre 549 mille tonnes la campagne précédente, soit une augmentation de 30%.

De même, des performances positives ont également été observées pour les exportations de fruits et légumes avec un volume exporté supérieur à 1,5 million de tonnes, en hausse de 16% par rapport à la dernière campagne. Cette bonne performance est notamment due à la hausse des exportations de légumes divers (+11%) et de fruits divers (+63%), notamment raisins, pêches, nectarines, avocats et melon bio, abricots, etc.

La situation du secteur de l’élevage, grâce au soutien apporté aux éleveurs par le programme exceptionnel de réduction de l’impact du déficit pluviométrique, et à l’amélioration des pâturages et des ressources fourragères pour la campagne de printemps, s’est nettement améliorée. ajusté permettant le maintien des performances du secteur dans son ensemble, indique la même source.



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