Nouvelles locales

Pouvoir d’achat, l’Assemblée vote la suppression de la redevance

Mesure phare du projet de loi de finances rectificative et promesse de campagne de plusieurs candidats à la présidentielle, la suppression de la redevance audiovisuelle a été adoptée en première lecture samedi 23 juillet à l’Assemblée nationale. Les députés l’ont validée par 170 voix contre 57. Présentée dans le cadre des mesures de soutien au pouvoir d’achat, la fin de la redevance représentera une économie de 138 € pour les ménages métropolitains, 88 € pour les autres. Créée en 1933, et plusieurs fois réformée, la taxe qui finance la radio-télévision publique à hauteur de 3 milliards d’euros pourrait être remplacée par un prélèvement sur les recettes de TVA.

Comment remplacer la redevance audiovisuelle ?

Au cours de cette séance souvent mouvementée, le ministre en charge des Comptes publics Gabriel Attal a exprimé son attachement à « radiodiffusion publique forte »tout en qualifiant les frais actuels « outil obsolète ». « On assume pour supprimer les impôts qui pèsent sur les Français »il a continué.

Inquiétudes à gauche

Les principales objections sont venues des rangs de l’alliance de gauche Nupes, où de nombreux intervenants ont notamment souligné les risques pour l’indépendance de la fonction publique. Pour Inaki Echeniz (PS), cette suppression est une  » mauvaise idée « tandis qu’Alexis Corbière (LFI) a souligné que garantir « l’indépendance de l’audiovisuel public est une condition de la démocratie ».

Le RN, pour sa part, a appelé à aller plus loin que la suppression de la redevance, en privatisant l’audiovisuel public. « Une grande démocratie comme la nôtre n’a plus besoin de service public », a déclaré Caroline Parmentier. La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a fait valoir que « ce n’est pas la royauté qui garantit l’indépendance » mais Arcom (ex-CSA), l’organisme qui nomme les dirigeants des sociétés audiovisuelles publiques.

D’autres mesures adoptées vendredi

La suppression de la redevance intervient après l’adoption d’autres mesures vendredi 22 juillet par les députés, toujours dans le cadre du PLFR :

– Augmentation du plafond de défiscalisation des heures supplémentaires pour 2022, qui passe ainsi de 5 000 à 7 500 euros.

– Possibilité pour les entreprises de racheter aux salariés les journées RTT auxquelles ils ont renoncé.

– Doublement des aides défiscalisées que les entreprises peuvent verser aux salariés pour couvrir leurs frais de carburant, en relevant le plafond de 200 à 400 euros.

Ces mesures s’ajoutent à celles votées dans le cadre de l’examen d’un autre texte, la loi « pouvoir d’achat » adoptée vendredi matin par l’Assemblée nationale.

New Grb1

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page