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Pourquoi les cyclones aux noms féminins font-ils plus de victimes ?


La saison des ouragans vient de commencer dans l’Atlantique Nord et durera jusqu’au 30 novembre. Ces phénomènes naturels, caractérisés par des vents violents supérieurs à 117 km/h, seraient plus meurtriers lorsqu’ils portent un nom féminin, explique Le Parisien.

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Selon la NOAA, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la saison des ouragans sera particulièrement violente cette année. Selon son dernier bulletin de prévisions, publié le 24 mai 2022, il y a 65 % de chances que cette saison soit plus active que la normale. Une situation qui risque de se banaliser alors que le réchauffement climatique fait rage. En 2021, ouragans, cyclones et typhons avaient déjà atteint des sommets de violence sans précédent, avec notamment le cyclone « Ida », classé catégorie 4 sur une échelle de 5, qui avait impressionné le monde entier. En plus des dommages matériels catastrophiques qu’Ida a laissés sur son chemin, des dizaines de vies ont été prises.

Une menace moins prise au sérieux quand le cyclone porte un nom féminin

Depuis plusieurs années, des chercheurs de l’Organisation météorologique mondiale tentent d’expliquer le lien entre le bilan humain d’une catastrophe naturelle et son nom de baptême. Mais c’est en 2014, grâce à une étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), qu’une hypothèse rationnelle a été avancée. Après avoir passé en revue 94 cyclones tropicaux qui ont frappé les États-Unis entre 1950 et 2012, les auteurs de l’étude ont constaté que les cyclones portant des noms féminins sont moins pris au sérieux par les populations à risque. À l’aide d’un outil de mesure appelé MFI, un indice de masculinité-féminité, les chercheurs ont également constaté que plus le nom de l’ouragan est considéré comme masculin, plus la perception du danger est grande. Dès lors, le bilan humain dépendrait en partie du nom attribué aux phénomènes.

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Une prise de conscience biaisée

Conscients que cette théorie peut sembler alambiquée, les auteurs de l’étude ont poussé leurs recherches plus loin. Des centaines de participants ont participé à des expériences psychologiques dans des laboratoires où ils ont été placés dans la même situation d’alerte, avec le nom de l’ouragan comme seule variable. Systématiquement, la conscience du risque était plus grande lorsqu’un nom masculin était attribué au phénomène.

Depuis 1979, sous la pression des organisations féministes, les météorologues alternent entre noms féminins et masculins. Ainsi, l’attribution des noms s’effectue dans un souci de parité et n’a absolument aucun rapport avec la gravité du phénomène.

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