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pourquoi le rappeur est en guerre avec Magali Berdah et les influenceurs


BOUBA. Depuis des semaines, sur les réseaux sociaux, Booba s’est lancé en croisade contre les influenceurs, leurs placements de produits et l’agent Magali Berdah. On vous explique.

Depuis des semaines le conflit dure : entre Booba et Magali Berdah, la tension ne retombe pas. Sur les réseaux sociaux, Le Duc de Boulogne s’est lancé en croisade contre les influenceurs de télé-réalité et leurs placements de produits, mais aussi (et surtout) contre l’agent de nombre d’entre eux, Magali Berdah. Ce dernier a porté plainte fin mai contre le rappeur français pour cyberharcèlement, avant qu’il n’en fasse de même, dénonçant « un système très lucratif organisé par Mme Berdah : promotion d’opérations commerciales plus ou moins douteuses, incitation obsessionnelle à la chirurgie esthétique et mise en avant de personnalités de la télé-réalité liées à des affaires judiciaires. »

Mais l’affaire ne s’arrête pas là, outre la bataille sur les réseaux sociaux, devenue légale, les attaques de Booba contre les influenceurs et Magali Berdah n’ont pas cessé. Bien au contraire. Le duc de Boulogne, utilisant ses 5,7 millions de followers sur Twitter, appelés « raptis » (pirates en verlan), continue de dénoncer les placements de produits des influenceurs, qu’il a surnommés « influenceurs ». A grand renfort de tweets moqueurs, de détournements et allant jusqu’à publier l’adresse de Magali Berdah. Cette dernière dit avoir été depuis victime de menaces de mort. Elle avait obtenu, le 2 juin dernier, la suspension du compte Instagram de Booba.

Mais le rappeur ne baisse pas les bras et a également lancé une adresse mail pour recueillir des témoignages d’acheteurs de produits vendus par des influenceurs. Le rappeur pointe du doigt le « dropshipping », la pratique consistant à revendre un produit plus cher importé d’Asie. L’affaire sera aussi portée aux plus hauts niveaux de l’Etat : Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, dénonce sur Twitter ces « escroqueries en ligne », qu’il invite à signaler. « Personne n’est au-dessus de la loi. Personne ne devrait se sentir intouchable », a-t-il écrit.

Magali Berdah porte plainte, Booba répond

Mercredi 25 mai, dans les colonnes du Parisien, l’agent d’influenceurs Magali Berdah a expliqué avoir porté plainte contre le rappeur français Booba pour cyberharcèlement. « Je n’ai pas d’autre solution pour tenter de l’arrêter. Je suis dépassée par les événements, déçue et en extrême détresse. Je n’ai d’autre recours que la justice », a expliqué au quotidien Magali Berdah, affirmant être harcelée sans cesse depuis « une semaine ».

L’agent de stars de la télé-réalité française a souligné « l’énorme pouvoir de frappe » de Booba sur les réseaux sociaux, où il compte par exemple 5 millions d’abonnés sur Twitter. « De son compte résultent des centaines d’autres internautes qui se mettent à me harceler, jour et nuit, avec des menaces de mort. Ce n’est plus une vie, je n’ai pas dormi depuis trois nuits. Je pleure juste, je veux que ça s’arrête J’ai une entreprise de 60 salariés et je n’ai rien fait depuis trois jours », expliquait Magali Berdah dans Le Parisien.

Au lendemain de cette annonce, sur Twitter, Booba a à son tour fait part de son souhait de porter plainte contre le chroniqueur de TPMP. « Mme Berdah reproduit un mécanisme dont elle est coutumière : publier des vidéos de victimes puis prétendre être la proie du cyberharcèlement, un fait extrêmement grave dont Booba ne peut être ni le comptable, ni le coupable », était-il expliqué dans ce communiqué. .

« Booba n’a fait que relayer des informations publiques mettant en lumière un système très lucratif organisé par Mme Berdah : promotion d’opérations commerciales plus ou moins douteuses, incitation obsessionnelle à la chirurgie esthétique et mise en avant de personnalités de télé-réalité liées dans des affaires judiciaires », ajoute-t-il.

Booba accusé de cyberharcèlement sur Twitter

Sur son compte Twitter, Booba enchaîne les punchlines contre le chroniqueur de Cyril Hanouna depuis des semaines. « Nous ne souhaitons de mal à personne mais croyons sincèrement que les gens comme vous représentent une menace pour les jeunes et pour nos enfants. Marre des escrocs, marre du vent, marre du faux. Place au talent et à la créativité », écrit notamment Le Duc dans une publication postée sur le réseau social le mardi 24 mai.

« Booba s’amuse, mais dehors il y a des cinglés », conclut Magali Berdah dans son entretien au Parisien. Avec son avocate, Me Anouck Aragones, elle dénonce le manque de contrôle judiciaire sur les réseaux sociaux. Selon le journal, elle « a déposé plainte auprès du parquet de Marseille pour ‘cyberharcèlement et dénonciation calomnieuse' » et « assigné son harceleur à une procédure civile pour faire interdire son compte ». Le rappeur Booba a déjà vu son compte Instagram supprimé à deux reprises, après des attaques contre diverses personnalités publiques.

Booba vs Vald : le clash de trop ?

Ils ont gâché la fête. Les rappeurs français Booba et Vald ont brillé, vendredi 15 juillet, non pas par leurs prestations sur scène, mais par leur gueguerre. En clash depuis des semaines sur les réseaux sociaux sur fond d’accusations de trafic de chiffres de ventes et d’écoutes sur des plateformes, les deux artistes étaient programmés pour la même soirée, vendredi, aux Francofolies de La Rochelle. Une soirée rap prometteuse, mais à risque, qui aurait pu se terminer par une bagarre générale entre les équipes de chacun.

La journée a été marquée par des attaques sur les réseaux sociaux, entre Booba et Vald. « Bon concert, on veut la paix, crois-moi, tu ne veux pas la guerre », commença le premier, auquel le second répondit, « Tu perds la balle, le vioc, c’est toi, tu promets une claque et (là ) tu veux deux fois la paix dans le même tweet, moi (j’ai) rien dit rien rien fait. Vibe. Vald, qui fêtait ses 30 ans ce soir-là, a posté une photo sur Instagram de lui-même avec un gâteau sur les marches de la scène, prétendant être attendant son rival, qui devait se produire au même endroit.

Posté sur le chemin que Booba devait emprunter avec son escorte, Vald n’a fait qu’augmenter la pression. Après avoir reçu l’ordre de quitter les lieux par les organisateurs des Francofolies, ils ont été contraints de faire appel à un escadron de CRS, venus calmer le jeu et sécuriser les lieux pour éviter une bagarre. Booba sera sur scène avec une heure de retard et aura quitté la place derrière le cordon des CRS, sous les insultes et les sifflets de son adversaire du soir.

Booba sort du silence

« Ce qui est triste, c’est pour les gens qui ont dû m’attendre pendant près d’une heure et demie et parce que ça donne une mauvaise image du rap pour rien. Bon, on s’est chatouillé sur les réseaux mais on ne s’est pas fait » va faire une opération de raclée dans un festival. On est venu en paix », assure pourtant Booba dans les colonnes du Parisien. Et d’ajouter : « Avec Vald, je m’en fous, je taquine, ce n’est pas une vraie guerre », mais « si on s’est rencontrés, c’était un combat général. »

A-t-on évité un remix de la triste bagarre à l’aéroport d’Orly entre Booba et Kaaris ? Non, selon Le Duc, toujours en sursis depuis cet épisode. « S’il y a une bagarre, je ne chante pas, je perds mon argent et je vais en prison. Le calcul est vite fait. Et je ne vais pas me battre pour Vald. Ce n’est pas mon ennemi juré, pas comme quand j’ai rencontré Kaaris « , explique Booba au quotidien.

La soirée du vendredi des Francofolies, qui s’annonçait épique, n’a pourtant offert qu’un spectacle déchirant aux festivaliers, dont beaucoup ont été agacés par le comportement de Booba et Vald.



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