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Pour le Danemark, un faux départ, mais de vrais espoirs

L’image a choqué toute la planète football. Le 12 juin 2021, lors du match de l’Euro entre le Danemark et la Finlande, le milieu de terrain vedette de l’équipe danoise Christian Eriksen s’effondre sur la pelouse, victime d’un arrêt cardiaque. Un an et demi plus tard, et alors que la sélection danoise s’apprête à affronter l’équipe de France ce samedi 26 novembre pour son deuxième match de poule, le Danois sera sur la feuille de match.

Une résurrection inattendue, comme une équipe nationale qui plie souvent mais ne casse jamais. Et qui est capable de poser des problèmes aux meilleures équipes, dont la France, qu’ils ont battue deux fois cette année. Le Danemark a mal démarré sa Coupe du monde en battant la Tunisie (0-0). Malgré ce faux départ, la sélection danoise aborde la compétition confiante après un Euro réussi et une campagne qualificative pleine (neuf victoires pour une défaite). Il reste avant tout sur une belle performance en Ligue des Nations, ponctuée de deux victoires face aux Bleus. « Nous avons des atouts pour surprendre les Français », L’entraîneur adjoint du Danemark, Morten Wieghorst, a confirmé jeudi. face aux « joueurs de classe mondiale » de l’équipe de France, il vante les mérites d’un « équipe très soudée », » solide «  et « tactiquement flexible ». Parce que le Danemark a su moderniser son football. « Le coach Kasper Hjulmand, arrivé en 2020, prône un jeu rapide en exploitant des ailiers rapides et techniques », analyse Anthony Rossignol du média Nordisk, spécialiste du football scandinave. « L’objectif de cette Coupe du monde est évidemment de sortir des poules et d’atteindre les quarts pour égaler le meilleur résultat en Coupe du monde » – en 1998 en France. Ambitieux, mais le Danemark a déjà gagné en tête. En 1992, qualifié pour l’Euro grâce à l’éviction de la Yougoslavie, licencié pour cause de guerre, il crée l’exploit en s’imposant en finale face aux favoris allemands. Trente ans plus tard, la vitrine des trophées ne s’est pas remplie de plus, à part une symbolique Coupe des Confédérations, obtenue en 1995. Outre l’équipe nationale, le football danois peine à se faire une place face aux grands championnats européens. Pour Anthony Rossignol, « Les locomotives du championnat ont du mal à exister en Coupe d’Europe ou alors de manière très incohérente. « Les clubs se concentrent principalement sur la formation et le développement des jeunes joueurs », il rappelle. La difficulté pour le championnat danois consiste à garder les jeunes talents. « Les meilleurs sont souvent vite et bien vendus dans des championnats plus huppés, comme le championnat de Belgique, des Pays-Bas ou d’Allemagne », tracer le spécialiste. Malgré ce manque de reconnaissance, le collectif danois porté par le fantôme Eriksen peut « pour faire la différence face à n’importe quel adversaire », menace Morten Wieghorst. Et compromettent les espoirs de qualification des Bleus dès ce deuxième match de Coupe du monde.

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