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Pointe-aux-Trembles |  Montréal veut fermer une maison de chambres souterraine


La Ville de Montréal veut fermer une grande maison de chambres clandestine qui abritait une résidence pour personnes âgées évacuée en pleine pandémie de COVID-19, selon des procédures judiciaires.



Pointe-aux-Trembles |  Montréal veut fermer une maison de chambres souterraine

Philippe Teisceira-Lessard
presse

L’ancien Manoir Bellerive, rue Notre-Dame Est, à Pointe-aux-Trembles, accueille depuis 15 mois une « clientèle difficile et hétérogène » qui a contraint la police et la communauté à intervenir « des centaines » de fois, selon le ville. Les voisins se plaignent du vacarme nocturne, des bagarres et du vagabondage.

Le grand immeuble de 122 chambres, en bordure du Saint-Laurent, abrite actuellement une soixantaine d’habitants, selon la Ville, qui les décrit comme « vivant manifestement dans un état de détresse matérielle ou intellectuelle ».

Cependant, le zonage de l’immeuble situé au 14 536, rue Notre-Dame Est permet exclusivement l’exploitation d’une résidence pour personnes âgées.

Montréal demande donc à la Cour supérieure de déclarer que la maison de chambres est illégale.

L’hiver approchant à grands pas, la procédure propose d’autoriser les résidents actuels à rester sur place, mais d’interdire toute nouvelle arrivée. À terme, la municipalité souhaite la fermeture complète de la maison de chambres.

« Depuis le début de l’exploitation dérogatoire de cet immeuble, et en raison de la clientèle difficile qui le fréquente, le nombre de plaintes pour nuisances du quartier a explosé », écrit l’avocat de la Ville dans sa requête. « Une cellule de crise a été mise en place.  »

Résidence évacuée

Selon la Ville, la « clientèle [de la maison de chambres] semble référé par le CIUSSS [de l’Est-de-l’Île-de-Montréal] ». L’établissement est donc mis en cause dans la procédure judiciaire.

C’est ce même CIUSSS qui avait forcé la fermeture et l’évacuation de l’immeuble alors qu’il était exploité comme résidence pour personnes âgées, sous le nom de Manoir Bellerive, l’an dernier. Avant 2020, la résidence avait fait l’objet d’au moins trois signalements de négligence et de préoccupations pour la sécurité des résidents. Les autorités sanitaires avaient cessé d’y envoyer des personnes âgées, mais une vingtaine de personnes y vivaient toujours en avril 2020.

Ce mois-là, 70% du personnel avait soudainement quitté les lieux après qu’un aîné ait été testé positif pour COVID-19. Le propriétaire avait appelé le CIUSSS pour obtenir de l’aide. « Il a mentionné qu’il n’était plus en mesure de fournir des soins. Il avait peur pour la sécurité des clients », a raconté Claude Riendeau, directeur du soutien à l’autonomie des personnes âgées au CIUSSS, dans les pages de La presse, le même mois.

Le bâtiment appartient à une société à numéro enregistrée au nom de Guoji Shan et Tong Li, qui l’exploitait déjà comme maison de retraite. presse essayé de les joindre jeudi après-midi. L’homme qui a répondu au téléphone sans nom a déclaré qu’un avocat répondrait au nom de l’entreprise. Il n’a pas voulu préciser le nom de l’avocat. presse n’avait pas reçu de réaction au moment de la publication de ce texte.

Avec la collaboration de Vincent Larouche, Gabrielle Duchaine et Ariane Lacoursière, presse

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