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Nouvelles locales

Poignardé, Salman Rushdie est dans un état grave

La nouvelle n’est pas bonne : l’écrivain Salman Rushdie est entre la vie et la mort, après avoir été poignardé le vendredi 12 août, alors qu’il s’apprêtait à donner une lecture à la Chautauqua Institution, dans l’ouest de New York. Touché au cou, au foie et à un œil, qu’il pourrait perdre, il a été placé sous assistance respiratoire et se trouve dans un état grave, a indiqué son agent, Andrew Wilye. Les nerfs de son bras ont également été sectionnés.

La scène, rapportée par un journaliste de l’Associated Press présent dans la salle, s’est déroulée hier à 11 heures (17 heures en France). Un homme sauta de sa chaise pour se jeter sur le romancier. La police indique que l’individu a donné « dix à 15 coups de couteau » à l’auteur, qui s’est effondré. A ses côtés, le présentateur de la conférence, Ralph Henry Reese, 73 ans, « a été légèrement blessé au visage », a précisé la police. Les ambulanciers paramédicaux ont transporté Salman Rushdie à l’hôpital le plus proche.

Le nom de l’agresseur est Hadi Matar. Il a été arrêté et placé en garde à vue. Agé de 24 ans, d’origine libanaise et résidant dans le New Jersey, il est proche, selon des sources policières, de mouvements extrémistes chiites. Il soutiendrait notamment les gardiens de la révolution islamique d’Iran, selon le Figaro. Son profil Facebook, visiblement assez éloquent sur ses engagements, a été suspendu. Son acte ne fait encore l’objet d’aucune réclamation.

Salman Rushdie, 75 ans, est sous la menace d’une fatwa depuis 1989, lancée par l’ayatollah Khomeiny, en Iran, depuis la publication de son roman « Les versets sataniques », considéré par les intégristes comme « blasphématoire ». . Le gouvernement iranien a pris ses distances avec cette menace, qui a contraint l’écrivain à vivre sous protection policière pendant plus de trente ans. Mais une fondation religieuse iranienne a mis sa tête à prix pour 3,3 millions de dollars en 2012. Le principal quotidien ultra-conservateur iranien, Kayhan, s’est vivement réjoui de l’attaque au couteau.

Partout dans le monde, les messages de soutien des politiciens affluent, via Twitter, à l’auteur. En France, le président de la République Emmanuel Macron a réagi : «Depuis 33 ans, Salman Rushdie incarne la liberté et la lutte contre l’obscurantisme. La haine et la barbarie viennent de le frapper, lâche. Son combat est le nôtre, universel. Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes à ses côtés ». Président par intérim des Républicains, Annie Genèverdestimer que « Le radicalisme islamiste n’a pas désarmé. Il entend réduire la liberté d’expression. Elle reste dangereuse et doit être combattue. C’est un signal d’alarme pour les démocraties occidentales. Il faut faire preuve de courage politique. Je souhaite qu’il récupère». A gauche, Clémentine Autain, députée France Insoumise de Seine-Saint-Denis, a dénoncé «une attaque armée » qui est « inacceptable» . « La création est une liberté fondamentale», rappelle le parlementaire. Pour Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, l’écrivain était «poignardé par la haine islamiste« . Il assure l’auteur et sa famille de son soutien.

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