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Nouvelles locales

Plus de deux milliards pour une équipe de MLB : oubliez ça !


Les amateurs de baseball à Montréal vivent la même chose que les amateurs de hockey au Québec. Chaque fois qu’une équipe de la MLB et de la LNH éprouve des difficultés aux comptoirs, les inconditionnels du retour des Expos et des Nordiques déplorent l’absence d’une équipe dans leur ville. C’est normal. On ne peut pas empêcher un cœur d’aimer.

• Lire aussi : Des tribunes nues qui embarrassent les Rays et le baseball

Avez-vous vu l’affluence au Tropicana Field mardi pour le premier match de la série entre les Rays de Tampa Bay et les Rangers du Texas ?

Il n’y avait que 19 704 spectateurs. Il s’agit de la plus petite foule pour un match éliminatoire du baseball majeur.

Y aurait-il eu plus de spectateurs pour un tel match à Montréal ?

Sans aucun doute.

Surtout avec le temps magnifique que nous avons depuis deux semaines.

Pas comme avant

La semaine dernière, mon collègue Jeremy Filosa écrivait sur le site 98.5 que Montréal demeure considéré par la MLB pour une éventuelle expansion. Filo continue de travailler sur le dossier. Non seulement parce qu’il adore le baseball, mais aussi parce qu’il regrette le portrait sportif de Montréal.

Après le Canadien, il y a comme un précipice. Les Alouettes et le CF Montréal ne suscitent pas autant de passion, et donc pas le même intérêt auprès des amateurs de sport et des médias.

Lorsqu’on lit les rubriques sportives des quotidiens et qu’on écoute les bulletins sportifs à la télévision et à la radio, le Canadien – non pas le hockey mais le Canadien – occupe pratiquement toute la place.

Nous sommes bien loin des années 1970, 1980 et 1990.

Comme mon ami Filo et Frédéric Daigle de la Presse canadienne, également amateur de baseball et qui croise les doigts pour que j’aimerais revoir une équipe à Montréal. L’arrivée des Expos en 1969 reste encore gravée dans ma mémoire. J’avais 15 ans et le parc Jarry était à deux pas de chez moi. J’ai couru les doubles pour obtenir ma valeur de 3,50 $.

Nous n’avons pas les moyens

Je voulais qu’une équipe revienne à Montréal, mais comme pour le hockey de la LNH au Québec, je n’y crois plus.

Nous n’avons pas les moyens de nos ambitions.

Pour l’heure, les coûts d’admission pour une concession d’agrandissement – ​​dont l’année reste à déterminer – sont estimés à plus de deux milliards de dollars. Cette somme faramineuse correspond à la valeur moyenne de 2,32 milliards pour les équipes de MLB établie cette année par le magazine. Forbesune référence respectée en économie.

Où se classent les Rayons ?

On les retrouve au 26e rang, mais ils sont toujours évalués à 1,25 milliard de dollars, en hausse de 14 %.

Pensez-vous qu’ils sont dans un trou financier ?

Ils ont réalisé un bénéfice de 9,5 millions en 2022.

Ce n’est pas grand-chose, me direz-vous, mais c’est mieux que le déficit d’exploitation des New York Mets de 138,5 millions. Ils ont dépensé comme des fous cette année et n’ont jamais été dans la course aux séries éliminatoires.

Que disent les chiffres pour les Blue Jays de Toronto ?

Valeur de 2,1 milliards, soit une augmentation de 18% ; déficit de 33,7 millions.

De un à trois milliards

Passons aux coûts de construction des stades.

Aux États-Unis, les autorités gouvernementales investissent à grands frais dans ce domaine.

On pourrait penser qu’un nouveau stade à Montréal coûterait environ un milliard.

Aucun gouvernement au Québec ne voudra contribuer à un tel projet compte tenu du contexte social et économique dans lequel nous vivons et qui ne devrait pas s’améliorer.

Montréal est peut-être la ville nord-américaine la plus peuplée sans équipe majeure de baseball, mais elle croule dans la pauvreté. Les contribuables n’accepteront jamais que Québec paie une partie d’un nouveau stade.

Et nos gens d’affaires ne sont plus de la partie.

Rappelons-nous ce que disait Stephan Bronfman lors du lancement du projet de relance des Expos, en 2012. Un milliard pour une équipe et un stade, ce n’était pas un problème.

Chaque année qui passait, les coûts augmentaient.

Plus récemment, le groupe travaillait sur un plan de garde partagée avec les Rays de Tampa Bay.

Aujourd’hui, la facture pour amener une nouvelle équipe à Montréal grimperait à trois milliards. Et cela va continuer à augmenter d’année en année.

Arrêtons de rêver !

journaldemontreal

Remon Buul

Chairman of the board of directors responsible for organizing and developing the general policy of the website and the electronic newspaper, he is interested in public affairs and in monitoring the latest international developments.
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