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Plan Maroc Vert : 104 milliards de dirhams investis et 135 522 ha de terres agricoles mobilisées

Le Plan Maroc Vert a déclenché une véritable transformation structurelle de l’agriculture. Depuis son opérationnalisation en 2008 jusqu’en 2018, cette stratégie aura permis la mobilisation de 104 milliards de dirhams d’investissements publics et privés et la mise en exploitation de 135 522 ha de terres agricoles. Sur le plan social, le PMV a contribué à l’amélioration des revenus en milieu rural et a dynamisé l’emploi de qualité dans le secteur.

Le Plan Maroc Vert (PMV) a été un véritable catalyseur d’investissements dans l’agriculture. Concrètement, entre 2008 et 2018, les montants misés ont atteint 104 milliards de dirhams : 39% soit 41 milliards de DH accordés par le public et le reste par le privé.
La mise en œuvre du PMV s’est ainsi accompagnée d’une relance significative de l’investissement public, souligne le ministère de l’Agriculture dans un rapport reprenant les résultats des réalisations du PMV entre 2008 et 2018. infrastructures de développement agricole (60%), agriculture solidaire (15%) et développement des filières de production (13%). Pour le département ministériel, « la revalorisation du budget d’investissement a permis de rétablir les équilibres de financement du secteur au vu de sa contribution à la création de richesse nationale, d’emplois et de sécurité alimentaire ».
Au niveau régional, la combinaison des investissements publics-privés a été différenciée en fonction du potentiel agricole de chaque région. En d’autres termes, plus la contribution de l’agriculture de la région au PIB agricole est importante, plus l’initiative privée est présente. Dans les régions à plus faible contribution, la part des investissements publics était plus importante, notamment les régions du sud et les régions de montagne (exemple : Tanger-Tétouan-Al Hoceïma).
En matière d’investissements privés, le ministère affirme qu’une nouvelle dynamique a été insufflée principalement à travers la mise en place d’un cadre institutionnel favorable à l’investissement, la refonte du cadre incitatif et la forte mobilisation des acteurs à travers les contrats-programmes sectoriels et la structuration des inter -organisations professionnelles. Par ailleurs, la mobilisation des investissements publics a eu un effet d’entraînement sur le secteur privé, qui a ainsi drainé p près de 63 milliards de dirhams de capitaux pour l’équipement des exploitations agricoles.

Foncier agricole : le PPP, un facteur de « réussite »
La mobilisation du foncier agricole, notamment dans le cadre du partenariat public-privé (PPP), a été, selon le ministère, un facteur « clé de succès » et un levier pour le développement des investissements. Le principe consiste à louer le terrain, pour une longue durée pouvant aller jusqu’à 40 ans, à des investisseurs privés qui s’engagent à réaliser leurs projets d’investissement agricole.
Depuis le démarrage du PMV en 2008 et jusqu’à fin 2018, près de 1 639 projets ont été lancés sur une superficie conventionnée de 135 522 ha, dont plus de 80 % (110 046 ha) relèvent du domaine privé de l’État. Résultat attendu, l’ensemble des projets devrait générer à terme des investissements de près de 25,7 milliards de dirhams et créer près de 72 000 emplois.

L’emploi salarié en hausse dans les campagnes
Sans doute. Outre son rôle économique, le secteur agricole joue un rôle social de premier plan par sa contribution importante à l’emploi national et rural, à la sécurité alimentaire du pays, à la lutte contre la pauvreté et à la stabilité du monde rural. . Selon le ministère de l’Agriculture, 35% des emplois à l’échelle nationale sont dans l’agriculture. En milieu rural, 72 % de la population active travaille dans l’agriculture. Les personnes travaillant dans l’agriculture peuvent être des chefs d’exploitation (près de 1,6 million d’exploitations), des aides familiaux ou des ouvriers agricoles.
Selon le rapport PMV, l’emploi agricole a connu une nette amélioration tant sur le plan qualitatif que quantitatif, avec la création de près de 50 millions de journées de travail supplémentaires. En milieu rural, le taux d’activité est passé de 62 % avant 2008 à près de 54 % en 2018. C’est donc près d’un million de personnes qui ne faisaient plus partie des travailleurs ruraux. Sachant que l’activité agricole occupe environ les trois quarts de la population active en milieu rural, cette baisse a touché au moins, dans les mêmes proportions, le secteur agricole, note le rapport. « C’est ce phénomène qui explique principalement les pertes d’emplois agricoles rapportées par les statistiques du HCP (Haut Commissariat au Plan) au cours de la période 2008-2018, mais c’est un fait important de la longue transformation du secteur », commente Agriculture Une analyse plus approfondie permet de mieux comprendre cet état de fait.Selon le ministère, le segment qui a connu la plus forte baisse d’activité est celui des 15-24 ans puisqu’il est passé de près de 60 % avant le PMV à 35 ans. % en 2018. Ceci est principalement dû à l’augmentation de la scolarisation des enfants et des jeunes.En effet, le taux de scolarisation se situe actuellement entre 40 et 50% contre 27% en 2000. Par ailleurs, selon le rapport de l’ONDH (Observatoire National de la développement humain) de 2018, près de 88 % des jeunes ruraux âgés de 15 à 24 ans sont alphabétisés. Selon le rapport du ministère, la transformation structurelle de l’emploi agricole se traduit également par la baisse significative de l’aide à la famille nce qui représentait 48 % de l’emploi agricole en 2007 contre 33 % en 2018. Cette baisse s’est faite au profit des emplois salariés, notamment les salariés dont la part est passée de 23 % en 2007 à 28 % en 2018 (soit près de 1 million ouvriers agricoles).


3,5 fois plus d’ouvriers agricoles déclarés à la CNSS

La modernisation du secteur agricole a également permis d’améliorer les conditions de travail, notamment en termes de protection sociale. Ainsi, près de 416 000 ouvriers agricoles ont été déclarés à la CNSS en 2018 contre 120 000 en 2008, soit 3,5 fois plus. De même, depuis 2008, le salaire minimum agricole garanti a subi des revalorisations successives. « Il est passé de 52,5 DH/jour en 2008 à 76,7 DH/jour prévu pour 2020, soit une augmentation de 46% en 12 ans ». Notons toutefois que l’écart entre le SMIG et le SMAG s’est creusé, passant, sur une base mensuelle, de 572 DH en 2008 à 835 DH en 2020, note le ministère. Enfin, le produit intérieur brut agricole par habitant rural s’est amélioré de plus de 66%, passant d’une moyenne de 5 700 DH en 2008 à 9 500 DH dix ans plus tard.



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