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Nouvelles locales

Piscines d’été pour apprendre à nager

En Seine Saint-Denis, un enfant sur deux ne sait pas nager à son entrée au collège. C’est pour pallier cette triste réalité que les acteurs de Paris 2024 ont lancé le programme « Savoir Nager » en 2021. Cette année, sept piscines mobiles ont été installées là où les infrastructures manquent. Dans les piscines existantes, les plages horaires ont été allongées. Objectif : essayer d’attirer 5 000 jeunes selon les objectifs fixés par les initiateurs du projet. L’an dernier, 1 800 enfants et 400 adultes ont pu apprendre à nager.  » Un vrai succès, se réjouit Dieunor Excellent, le maire de Villetaneuse.L’an dernier, les créneaux étaient pourvus dès la première semaine. Et là, on se sent capable de faire encore mieux ». C’est notamment grâce à la contribution d’EDF, de l’Agence Nationale des Sports et de la Fédération Nationale de Natation (FFN) que ce programme a pu voir le jour. « Nous cherchons à promouvoir à la fois le sport de haut niveau et le sport amateur », explique Pierre Viriot, directeur du projet Paris 2024 du groupe EDF. Pour lui, inclusion et climat sont deux mots clés en matière de sport.

Ce mercredi 13 juillet, plusieurs jeunes sont déjà prêts à se lancer. La peur qui pousse certains à s’accrocher aux bords semble s’estomper après quelques minutes passées dans la piscine. « C’est nul mais ça le fait ! » demande la coordinatrice des sauveteurs, Anna Desousa Rosa, en observant deux petites filles qui entrent timidement dans l’eau.  » Ils ont peur de tomber, de mettre la tête sous l’eau, mais quand ils sont dedans, tout va bien », elle sourit. Pour certains, c’est une première. Emmanuel, 7 ans, était déjà là quand le programme a été lancé. Les sauveteurs ont pu constater sa progression. Avant, il avait une peur bleue de la piscine à cause de sa profondeur. Maintenant l’homme est comme un poisson dans l’eau et parvient à faire le tour du bassin. Ngo Carine, infirmière, habitante de Villetaneuse, a souhaité inscrire sa fille de 3 ans, Joyce-Helena, à l’opération. Tous les deux vont déjà à la piscine deux fois par mois, quand c’est possible. « Ce n’est pas proche, donc je ne peux pas l’inscrire à des cours de natation. J’aimerais pouvoir la sortir plus souvent pour qu’elle apprenne à nager. Elle ajoute.

Même si apprendre à nager est« une priorité nationale »selon une circulaire de 2017 sur l’enseignement de la natation, l’accès à cette pratique reste inégal selon l’origine sociale, le territoire et la durée des vacances.« Seuls 61% des enfants d’ouvriers non qualifiés sont de bons nageurs contre 86% des enfants de cadres », note l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire dans une étude de 2021. Ces fortes inégalités conduisent à l’exclusion de certains jeunes issus des milieux les plus défavorisés et à leur mise en danger. A cela s’ajoute le manque d’infrastructures et de temps disponible. Selon l’enquête Noyades 2021 menée par Santé Publique France, il y a eu 1 983 noyades entre le 1er juin et le 31 août 2021 dont 250 ont été suivies de décès. Il reste encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre l’égalité d’accès à la pratique de la natation.

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