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Passe d’armes entre Darmanin et Mélenchon


Gérald Darmanin a dénoncé lundi les « insultes » de Jean-Luc Mélenchon contre des policiers, dont trois sont en garde à vue à Paris pour avoir tué le passager d’une voiture lors d’un contrôle et grièvement blessé le conducteur. « La police tue et le groupe factieux Alliance (syndicat de la police, ndlr) justifie les tirs et la mort pour « refus d’obtempérer ». A quand la honte ? », a tweeté le chef des Insoumis dans la nuit de dimanche à lundi, une semaine avant le premier tour des élections législatives.

Un « abus de pouvoir inacceptable »

« Encore un abus de pouvoir inacceptable. La peine de mort pour refus d’obtempérer. Le préfet approuve ? Le ministre félicite ? A quand la honte ? », avait-il déjà écrit un peu plus tôt sur le même réseau social. « Les policiers, les gendarmes méritent le respect. Ils font un travail courageux, difficile et risquent leur vie à chaque instant. Les insulter déshonore ceux qui veulent gouverner. Que les enquêtes se fassent sans les utiliser comme otages d’une campagne électorale », a répliqué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Marine Le Pen a pour sa part dénoncé les propos « d’une gravité inouïe » de Jean-Luc Mélenchon « à quelques jours de sa retraite politique ».

« Il choisit donc le déshonneur en rompant définitivement avec les valeurs de la République française », a ajouté le chef de file du Rassemblement national. « Ce sont des propos indignes de quelqu’un qui prétend vouloir gouverner la France », a réagi pour sa part Stéphane Le Foll, maire socialiste du Mans et ancien ministre de François Hollande. Le délégué général d’Alliance Frédéric Lagache a dénoncé auprès de l’AFP des « propos inavouables » et annoncé une plainte « demain » (mardi).

Trois policiers en garde à vue

En fin de matinée samedi, trois policiers ont ouvert le feu dans le nord de Paris sur les occupants d’une voiture soupçonnés d’avoir refusé de se soumettre à un contrôle puis de s’être « précipités » sur eux, selon le récit d’un sources policières. La garde à vue des trois policiers, deux hommes et une femme, auditionnés à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour « violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique » a été prolongée lundi, a indiqué le parquet. de Paris.

Le conducteur de la voiture a été brièvement placé en garde à vue à l’hôpital lundi pour « tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique » avant que la mesure ne soit suspendue, l’homme de 38 ans n’étant finalement pas en état d’être entendu à cette étape.



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