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Pas d’argent pour les enfants – Usine


Événement : Neil Young sort son 42e album studio, Record du monde. Une ode fébrile et méditative à la nature.

Ça commence par une sorte de ballade aux chœurs, balancée par un piano, « Love Earth », un peu dans l’esprit de Lune de récolte. Apparemment, rien ne change. Le « Loner » et son Crazy Horse nous reviennent avec un beau disque de fin d’automne, entre sonorités country et orages électriques.

Et pourtant, ça faisait longtemps qu’un album de Neil Young n’avait pas « sonné » comme ça. Son association avec le producteur Rick Rubin, l’homme qui a, entre autres, remis Johnny Cash sur le devant de la scène avec ses American Recordings dans les années 90, dépasse de loin ce que l’on aurait pu espérer lorsque les premières rumeurs ont fuité. de leur coopération. Comme si les deux hommes, à force de s’observer de loin pendant des années, avaient fini par s’apprivoiser. C’est peut-être ce qui manquait aux dernières œuvres de Neil Young, aussi bonnes soient-elles : un vrai (co)producteur capable de canaliser sa formidable énergie, son étonnante verve créatrice. Le cachet de Rubin imprègne inexprimablement chaque titre de ce Record du monde fascinant du début à la fin.

L’homme n’a pas son pareil pour créer une ambiance qui n’appartient qu’à lui, tout en laissant les musiciens jouer dans les conditions du live. C’est ce qu’il avait superbement réussi à faire lors de ses collaborations avec le regretté Tom Petty, l’album fleurs sauvages dans ton esprit. Et c’est exactement ce qui se passe sur les nouvelles chansons de Young, comme « Walkin’ on the Road (To the Future) »: « Plus de guerre sur la terre » il chante sur cette ballade boisée baignée dans la lumière crépusculaire d’un harmonium, entre guitares acoustiques et harmonica. Le voyage dans le passé ne fait que commencer, même si les thèmes de ses chansons (sa gratitude envers la Terre, l’état du monde, l’avenir incertain…) sont très actuels.

Aux studios Shangri-La, l’antre de Rubin, situé à Malibu, le Crazy Horse donne le meilleur de lui-même, notamment Nils Lofgren, dont la guitare croise magnifiquement le fer avec celle de Young. La voix de notre héros n’est plus aussi haute, ni aussi puissante qu’autrefois ? Peu importe. Rubin capture tout avec joie. Le Loner vieillit bien. On ne demande pas plus. Entre guitares saturées (« I Walk with You [Earth Ringtone]», « Break the Chain », « Chevrolet ») et valse sépulcrale (« The Long Day Before »), la production de cordes met en lumière des chansons dont on croit connaître la trame par cœur, mais qui réussissent toujours à nous séduire un zeste de guitare slide ou accordéon.

A quand le tome 2 ?


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Alain Gouvrion

Retrouvez cette chronique de Record du monde dans notre numéro 147, en kiosque et sur notre boutique en ligne.

Le nouvel album de Neil Young est disponible

  1. terre d’amour
  2. aérien
  3. Je marche avec toi (Terre Sonnerie)
  4. Cette vieille planète (les jours qui changent)
  5. Le monde (est en difficulté maintenant)
  6. Briser la chaîne
  7. La longue journée d’avant
  8. Marcher sur la route (Vers le futur)
  9. La merveille n’attend pas
  10. Chevrolet
  11. Cette vieille planète (Reprise)

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