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Olena Zelenska, première dame d’Ukraine très active

Scénariste de métier, Olena Zelenska a toujours préféré l’obscurité à la lumière. Tout le contraire de son mari Volodymyr Zelensky, l’un des comédiens les plus connus d’Ukraine avant son élection à la présidence du pays en 2019. « J’ai toujours été une personnalité non publique et je n’aime pas l’attention supplémentaire qu’on m’accorde »dit-elle dans le magazine Elle, quelques mois avant l’invasion de l’Ukraine.

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La mobilisation

Il a fallu l’impasse d’une guerre pour qu’elle prenne le devant de la scène. Ce samedi 23 juillet, elle doit animer un sommet en ligne des épouses et maris des chefs d’État pour la reconstruction de l’Ukraine. « L’Ukraine sera toujours reconnaissante de votre soutien »promet-elle sur Twitter où elle multiplie les appels aux dons en crypto-monnaie.

Le changement est radical, pour celle qui a passé les premières semaines de l’invasion russe à couvert, passant d’une cache à l’autre avec ses deux enfants. A 44 ans, cette architecte de formation a dû rompre avec sa nature discrète pour seconder son mari dans le travail diplomatique, aussi indispensable qu’incessant pour s’assurer au maximum le soutien de l’Occident. Pourtant, son rôle politique ne commence pas maintenant.

Olena Zelenska est indissociable de la carrière de Zelensky, qui lui doit beaucoup. Elle était l’une des plumes de la série « serviteur du peuple » dans lequel Volodymyr Zelensky incarne un président ukrainien. Et une fois la réalité rattrapée par la fiction, elle a corrigé ses discours, en tant que consultante en communication. Elle et son mari sont originaires de Kryvy Rig, dans le centre de l’Ukraine. Devenus amis à 19 ans pendant leurs études, ils forment un couple dès le début de leur carrière. Mariés en 2003, ils ont toujours avancé en tandem.

A Washington, une visite quasi étatique

Aujourd’hui, la mission d’Olena Zelenska va bien au-delà du rôle caritatif parfois dévolu aux premières dames. Alors que Volodymyr Zelensky doit rester en Ukraine pour incarner le chef d’armée totalement dévoué à l’effort de guerre, sa femme s’autorise désormais à voyager à l’étranger. Elle est devenue la voix du pays au-delà des frontières. Cette semaine, elle a été propulsée en couverture du célèbre magazine américain Temps. Une couverture en noir et blanc qui la montre sérieuse, sans sourire, appelant au soutien de la communauté internationale.

Et pour cause : elle était en visite à Washington du 18 au 20 juillet, d’abord avec le secrétaire d’État Antony Blinken, puis avec la Première dame des États-Unis, Jill Biden, enfin devant le Congrès. Une visite quasi étatique. Jamais la femme d’un dirigeant n’y avait été entendue au nom de son pays. Le ton martial était teinté d’émotion, ces discours étant basés sur des images d’enfants ukrainiens. La première dame a notamment évoqué le souvenir de Liza Dmitrieva, une fillette de quatre ans qu’elle a rencontrée récemment et qui a été tuée par une frappe russe à Vinnytsia, dans le centre de l’Ukraine. « Je demande des armes »a-t-elle clamé les yeux mouillés, quatre mois après l’intervention de son mari par visioconférence et avant d’être longuement ovationnée par les membres du Congrès.

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