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nouvel acte le mardi 31… Ce que l’on sait des prochaines dates du challenge


GRÈVE DE JANVIER. Le mouvement de grève et les manifestations du 19 janvier ont été largement suivis au niveau national. L’intersyndicale a annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 31 janvier, et appelle aussi à de nouvelles grèves « autour du 23 janvier ».

[Mis à jour le 19 janvier 2023 à 22h17] L’appel à la grève et aux manifestations contre la réforme intersyndicale des retraites (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires, FSU) a été entendu par les Français, ce jeudi 19 janvier 2023. Selon le Ministère de l’Intérieur, il y avait 1,12 million de manifestants en France, dont 80 000 à Paris. La CGT a pour sa part estimé le nombre de manifestants dans les rues du pays à plus de 2 millions, dont 400.000 dans la capitale. « Cette mobilisation est réussie », a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, aux médias à Paris, en marge du cortège place de la République. « La mobilisation est au-delà de ce que nous pensions », a ajouté Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. Côté exécutif, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a admis au micro de RTL que la mobilisation avait été « importante ».

Parmi les manifestants contre la réforme des retraites jeudi, il y avait de nombreux grévistes. Ainsi, selon le ministère de l’Education nationale, il y avait 42,35% de grévistes dans le primaire et 34,66% dans le secondaire. Côté transport, les syndicats de la SNCF ont indiqué que le taux de grévistes était de 46,3 %. Concernant les raffineries, la CGT TotalEnergies comptait entre 70 et 100 % de grévistes, sur la quasi-totalité des sites du groupe. Enfin, la fonction publique d’Etat, qui comprend 2,5 millions de salariés, comptait 28% de grévistes selon son ministère de tutelle.

L’intersyndicale, composée des huit plus grands syndicats français, a annoncé, à l’issue d’une réunion de ses représentants jeudi soir, qu’une nouvelle journée de mobilisation aurait lieu le mardi 31 janvier. Mais l’intersyndicale entend aussi maintenir la pression sur le gouvernement en appelant à de nouvelles grèves « autour du 23 janvier ».

« L’intersyndicale (…) appelle à davantage d’actions et d’initiatives sur tout le territoire, dans les entreprises et les services, dans les lieux d’études, y compris par la grève, notamment autour du 23 janvier, jour de présentation de la loi en Conseil des ministres », a-t-elle indiqué, selon des propos rapportés par BFMTV. « Toute la semaine prochaine, il y aura des actions, et on commence le 23 janvier », a ajouté Frédéric Souillot, secrétaire général de FO, lors d’un entretien sur la chaîne d’information.

Par ailleurs, une « marche contre la réforme des retraites » est organisée ce samedi 21 janvier à Paris. Une mobilisation organisée par des organisations de jeunesse de gauche engagées politiquement, et soutenues par La France insoumise.

Vers des grèves « illimitées » dans les transports ?

C’est sans doute l’un des secteurs qui s’est le plus mobilisé pour la grève du 19 janvier, celui des transports. La RATP comme la SNCF avaient annoncé une journée noire, et le trafic ne pouvait être plus perturbé. Mais les deux organisations n’ont pas avancé sur les reconductions des mouvements de grève, sans toutefois fermer la porte à cette éventualité. A la RATP, le mouvement social s’organise grâce à un préavis de grève « à durée illimitée » qui a été déposé en décembre 2019 lors de la précédente réforme des retraites « avortée », comme l’indique L’actualité de TF1. De quoi permettre un renouvellement du mouvement sans difficulté. Le scénario de mobilisations à répétition est d’autant plus probable que depuis l’automne, la RATP organise régulièrement des grèves d’ampleur variable. Du côté de la SNCF, les syndicats n’ont pas précisé, pour l’instant, si de nouveaux mouvements de grève interviendront dans les prochains jours.

Dans les écoles, possibles prochaines grèves ?

Alors qu’ils s’étaient mis en grève le 17 janvier pour un mouvement social prévu de longue date par la FSU, le premier syndicat d’enseignants, enseignants et personnel de l’éducation a repris le travail et s’est mobilisé en plus grand nombre ce jeudi 19 janvier. Le Snuipp-FSU a également estimé le taux de grévistes à 70 %, alors que le SNES-FSU annonçait 65 % d’enseignants en grève dans les collèges et lycées. Selon le ministère de l’Éducation nationale, il y avait 42,35 % de grévistes dans le primaire et 34,66 % dans le secondaire.

Les enseignants, comme tous les grévistes du 19 janvier, se sont mobilisés contre la réforme des retraites, qu’ils jugent injuste au regard du recul de l’âge légal de départ et de la non prise en compte de la pénibilité et de la longueur des études. Reste que les professionnels de l’Éducation nationale ont bien d’autres revendications à défendre, et tout ce mécontentement pourrait donner lieu à de nouvelles grèves si le mouvement social déjà amorcé s’installe effectivement dans la durée.

La CGT-Pétrole en grève le 26 janvier

La réforme des retraites « illégitime et inacceptable » ne doit pas entrer en vigueur pour les syndicats du secteur pétrolier. La CGT-Pétrole a invité les salariés à multiplier et intensifier les grèves dans les semaines à venir, anticipant « des baisses de flux » et « l’arrêt des expéditions » de carburants, selon Eric Sellini, le coordinateur national du syndicat chez TotalEnergies.

Le syndicat prévoit, outre la grève des 19 janvierun autre mouvement 48 heures le 26 janvieret enfin une grève de trois jours à partir du 6 février. Un plan en trois temps qui laisse la voie libre à un renouveau du mouvement social et même « si nécessaire, à l’arrêt des installations de raffinage ». En réponse, et avant de revivre la crise d’automne, la Première ministre Elisabeth Borne a exhorté les grévistes à « ne pas pénaliser les Français » lors d’un déplacement le 12 janvier.

Reprise des grèves dans le secteur de l’énergie ?

Le plan de bataille CGT-Pétrole aurait-il pu donner des idées aux syndicats des secteurs de l’énergie ? Pas impossible. Le secrétaire général de la CGT des mines et de l’énergie (FNME-CGT), Sébastien Menesplier, s’est dit intéressé par les actions annoncées par ses collègues des raffineries, à savoir trois grèves progressives et continues sur plusieurs semaines du 19 janvier au 6 février, comme mentionné ci-dessus. La FNME-CGT se prépare également à d’éventuelles reconductions du mouvement de grève du 19 janvier avec l’ambition de « désorganiser le travail ou de peser sur l’économie » des entreprises. Toutes ces options sur la table doivent être discutées avec les autres branches de la CGT enclines à s’unir dans la lutte contre la réforme des retraites. La FNMECGT doit également rencontrer les représentants syndicaux des dockers et des cheminots.

Une grève « illimitée » à l’hôpital depuis janvier

Les personnels hospitaliers ont participé à la mobilisation jeudi 19 janvier 2023. S’ils ne sont pas descendus dans la rue, beaucoup portaient depuis leur poste le brassard « en grève », une habitude chez les soignants pour éviter de faire des dommages collatéraux aux patients, mais cela en aucun cas atténue ainsi la colère des travailleurs.

Cependant, les hôpitaux sont déjà engagés dans une grève « illimitée » depuis le 10 janvier grâce à un préavis de grève déposé par FO-Santé et qui court indéfiniment. Avec une mobilisation ininterrompue, les professionnels de la santé peuvent organiser à tout moment un nouveau mouvement social.

En plus de dénoncer la réforme des retraites, les soignants réclament une augmentation des salaires – certains militent pour un Smic à 2.000 euros -, une retraite à 60 ans et éventuellement anticipée à 55 ans, mais aussi le recrutement de « 200.000 agents du sanitaire, social et secteurs médico-sociaux ». Par ailleurs, les médecins libéraux, qui étaient en grève au début du mois, réclament une augmentation des tarifs de consultation de 25 à 50 euros, une réduction de leurs tâches administratives ou encore des mesures incitatives pour réduire le nombre de déserts médicaux.

Les étudiants et les jeunes prêts à plusieurs grèves en janvier ?

Les organisations de jeunesse (Fage, Unef, Solidarité étudiante, Alternative et la Fédération syndicale étudiante) ont emboîté le pas de l’intersyndicale en appelant les jeunes à se mobiliser contre la réforme des retraites. et manifester le 19 janvier. Mais étudiants et jeunes veulent multiplier les mouvements avec une autre mobilisation prévue deux jours plus tard, 21 janvier. La mobilisation se double de la « Marche pour les retraites » de La France insoumise qui a assuré un soutien au mouvement des jeunes.

Le 19 janvier, quelques mobilisations et actions de jeunes ont été organisées avec un peu plus de 60 lycées bloqués selon le syndicat La voix lycéen. Il n’est pas impossible que d’autres actions similaires soient menées lors de futures mobilisations, à commencer par celle du 21 janvier. Si la majorité ne semble pas croire à une manifestation forte des jeunes, ces derniers se disent au contraire inquiets et opposés. à la réforme des retraites à cause de laquelle ils craignent de travailler jusqu’à 64 ans ou plus. Reste à savoir si la position des syndicats étudiants est celle de la majorité des jeunes.

GrP1

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