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multiplication des barrages routiers au troisième jour de grève générale

Les barrages routiers et les incendies se multipliaient mercredi soir en Martinique où une grève générale se poursuit depuis trois jours pour protester contre l’obligation de vaccination des soignants contre le Covid-19.

La situation s’est aggravée, mercredi 24 novembre, en Martinique, au soir du troisième jour de grève générale, avec la multiplication des barrages sur les grands axes routiers de l’île, secouée comme sa voisine la Guadeloupe par une contestation des anti-vaccins. . Covid obligatoire pour les soignants, qui vire à la violence dans certains quartiers.

A Robert, un supermarché a été incendié, ont indiqué à l’AFP des pompiers, qui ont indiqué n’intervenir qu’en présence des forces de l’ordre, après avoir été la cible de plusieurs projectiles au cours de leurs missions.

En Guadeloupe, deux ronds-points de Baie-Mahault (Basse-Terre), jusque-là épargnés par les barrages, ont été barrés et incendiés mercredi soir, selon une source de la gendarmerie, après une journée plutôt calme.

>> A voir : Antilles : la colère gronde – La Martinique et la Guadeloupe s’enfoncent dans la crise

Les autorités martiniquaises ont ouvert mercredi la porte au dialogue avec l’intersyndicale qui a lancé lundi les blocus sur l’île et envisage de durcir le ton.

« Nous avons reçu une convocation jeudi matin à 10h (15h à Paris, NDLR) avec le préfet et le président du conseil exécutif (de la Collectivité territoriale de Martinique Serge Letchimy) à la préfecture », a annoncé le presse Éric Bellemare, secrétaire général de Force ouvrière Martinique mercredi après-midi lors d’un point presse.

Cinq personnes arrêtées

Une invitation est arrivée alors que les membres de l’intersyndicale ont menacé de « prendre d’autres dispositions » face « au mépris affiché par la préfecture », avait lancé le délégué syndical.

Les dirigeants des 17 syndicats, qui ont lancé un appel à la mobilisation en Martinique depuis lundi, ont dû se tourner vers leurs bases respectives pour décider des actions futures.

Les syndicats ont tout de même prévenu qu’ils n’entendaient pas baisser la garde. « Si jusqu’à présent l’État a fait des petits pas, c’est grâce aux rapports de force », a observé Gabriel Jean-Marie, secrétaire général de la CGTM. Les barrages pourraient donc persister.

La préfecture de la Martinique avait déjà fait état de « événements très violents (…) dans l’agglomération de Fort-de-France » dans la nuit de mardi à mercredi. « Sept policiers et cinq gendarmes ont été légèrement blessés mais ils n’ont pas été hospitalisés », selon la même source.

« Cinq personnes ont été interpellées et sont toujours en garde à vue pour tentative d’homicide et violences aggravées sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dommages causés par incendie, port et détention d’armes, participation à des rassemblements armés. tous ont déjà été condamnés », a-t-elle ajouté.

Couvre-feu jusqu’à samedi en Guadeloupe

En Guadeloupe, la préfecture, qui a prolongé le couvre-feu jusqu’à samedi, a annoncé que deux gendarmes avaient « été légèrement blessés » et six interpellations effectuées, dans la nuit de mardi à mercredi.

Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu a assuré qu’en Guadeloupe, « la riposte pénale est en marche : près d’une centaine d’interpellations à l’heure où je vous parle ».


Depuis Paris, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a dénoncé une minorité « récalcitrante » et « violente » qui prend « toute une île en otage ».

« La santé publique ne peut pas être instrumentalisée à des fins politiques », a-t-il insisté à l’issue du Conseil des ministres au cours duquel le président Emmanuel Macron « a rappelé que notre objectif, notre cap, est de protéger les Guadeloupéens ».

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes mercredi en Guadeloupe après des incidents en marge des rassemblements, dont la mort d’un jeune homme, lundi soir, près du barrage de la Sapotille.

La ministre des Outre-mer réunira jeudi pour une visioconférence « tous les élus de Guadeloupe » pour aborder les mesures sanitaires mais aussi la question des jeunes « qui se retrouvent sur les barrages ».

Avec l’AFP



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