Montpellier officialise le retour de Mohamed Haouas, condamné à plusieurs reprises

Formé au MHR, Mohamed Haouas a porté les couleurs du club héraultais entre 2016 et 2023.
Stéphane Pillaud / Panoramique

Le pilier droit international a signé un contrat d’une saison, « conditionné à un comportement exemplaire », avec son club formateur.

Le club montpelliérain a officialisé le retour dans son effectif, pour la saison prochaine, du pilier international Mohamed Haouas. Le pilier droit, formé au MHR, a quitté l’Hérault à l’été 2022 pour Clermont. Mais le club auvergnat a annulé sa venue le 1er juillet, peu après les ennuis judiciaires d’Haouas. Il s’engage ensuite avec le Biarritz Olympique en Pro D2. Avant d’être condamné en juin 2023 par le tribunal correctionnel de Montpellier à 18 mois de prison, dont neuf ferme, pour une bagarre remontant à près de 10 ans, Haouas avait en effet déjà été condamné en mai, par le même tribunal, à une peine de un an pour avoir frappé sa femme devant le centre commercial où elle travaille.

Dans son communiqué, le club héraultais, champion de France en 2022, indique que Haouas « reviendra au Stade GGL cet été avec un contrat d’une saison, conditionné à un comportement exemplaire. Dans le cadre de son engagement en faveur de la réinsertion sociale, le MHR apportera un soutien complémentaire à Mohamed Haouas en dehors du terrain, en collaborant avec le Centre d’accompagnement des auteurs de violences conjugales (CPCA Sud Occitanie).

« L’histoire entre Mohamed Haouas et le MHR est marquée par une dimension sociale importante »

De son côté, le pilier droit international – qui avait écopé de deux cartons rouges en équipe de France, à chaque fois contre l’Ecosse – a déclaré : « Je tiens à remercier le MHR et Président Mohed Altrad pour m’avoir tendu la main et m’avoir offert une nouvelle chance là où beaucoup m’ont tourné le dos. Je lui dois beaucoup à ce club et aujourd’hui je me sens prêt à lui rendre tout ce qu’il m’a donné. J’ai déjà entrepris des démarches, avec l’aide du club, auprès d’une association montpelliéraine qui va m’aider à travailler sur moi-même et sur les gestes que j’ai pu poser et que je regrette. Je suis reconnaissant pour cette opportunité et je donnerai tout, sur et en dehors du terrain, pour justifier ceux qui m’ont fait confiance quand j’en avais le plus besoin.

Le MHR, qui lutte cette saison pour se maintenir en Top 14 (actuel 13ème), souligne que « L’histoire entre Mohamed Haouas et le MHR est marquée par une dimension sociale importante. Originaire du quartier du Petit Bard à Montpellier, Mohamed a suivi un parcours atypique pour devenir rugbyman professionnel. Malgré les erreurs passées de Mohamed, le président Mohed Altrad a décidé de lui donner une seconde chance, soulignant l’engagement du club en faveur de l’inclusion sociale et de la réinsertion.

Cette saison, Montpellier a connu un début de saison catastrophique, loin des ambitions affichées par le président-propriétaire Mohed Altrad, qui a été fatal à l’Anglais Richard Cockerill, incapable de sortir le club de l’ornière. Pour tenter de relancer la machine, l’homme d’affaires a fait appel à Bernard Laporte, ce qui ne s’est pas fait sans polémique, les deux hommes ayant été condamnés pour avoir conclu un « pacte de corruption » (ils ont fait appel et seront rejugés prochainement). L’ancien président de la FFR a ensuite reconstruit, en peu de temps, l’état-major montpelliérain autour de Patrice Collazo, limogé peu avant par Brive, avec Vincent Etcheto (trois-quarts), Christian Labit (avants) et Antoine Battut (banc de touche) comme adjoints.

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