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Montpellier à la conquête de son premier titre de champion de France

Un « remake », mais pas une revanche. Depuis le début de cette semaine qui les a conduits, vendredi 24 juin, à la finale du championnat de France de rugby face à Castres, au Stade de France, les Montpelliérains font passer le message. Pour s’en convaincre, les Héraultais ont quelques arguments. De leur effectif, seule une poignée était issue de la finale perdue, en 2018, face à ces mêmes Castres, dans le scénario de la saison.

Dominateur de la saison il y a quatre ans, Montpellier Hérault Rugby semblait déjà tenir la coupe du Top 14 d’une main, finalement arraché par un Castres Olympique dégringolant en finale après avoir terminé l’exercice en sixième position. Cette année, les rôles ont été rééquilibrés : au tour de Castres d’aborder la dernière marche dans le costume de leader, face à Montpellier certes deuxième du championnat, mais qui revient de loin.

Mauvaise réputation

La défaite en finale 2018 avait laissé des traces et une déception à la mesure des moyens déployés pour y parvenir. En 2011, quelques semaines avant sa première finale de Top 14, le club est racheté par le milliardaire français Mohed Altrad. Une équipe de nouveaux riches s’est alors constituée, sans « Être constant dans la haute performance pendant dix, onze ans », a reconnu l’actuel entraîneur Philippe Saint-André lors d’une conférence de presse la semaine dernière. Pour ces galactiques montpelliérains, l’échec de 2018 est alors vécu comme « un traumatisme », glisse-t-il La Croix. Conséquence : à l’hiver 2021, le club est au bord de la relégation. Comme pour rappeler à l’institution « à sa jeune histoire », et les joueurs « à l’humilité », considère Philippe Saint-André, à qui revient alors le signe de l’homme providentiel.

Cette année-là, l’ancien ailier du XV de France (69 sélections dans les années 1990) s’en tirera avec une dixième place et même un trophée au Challenge Européen, la « petite » coupe d’Europe du ballon ovale. Six ans après son passage comme sélectionneur de l’équipe de France, conclu par une élimination en quart de finale de la Coupe du monde 2015 contre les All Blacks, et une décennie après son départ de Toulon, Saint-André avait profité de sa bonne entente avec Mohed Altrad pour trouver un banc d’entraîneur. Les deux hommes se connaissent depuis la tentative ratée de rachat par l’entrepreneur du club anglais de Gloucester, au début des années 2000, lorsque l’ancien joueur avait entamé sa reconversion. « En plus de son apport financier, Mohed donne aussi beaucoup de sa personne, il s’implique dans le projet qui vise à redonner de l’espace au centre de formation », soutient Philippe Saint-André.

Un arbitre dans le staff

Si le groupe semble plus solide dans le jeu cette saison, certaines faiblesses font encore surface. A l’image de leur revers en Coupe d’Europe face au Leinster en janvier dernier, le plus lourd jamais subi par un club tricolore dans la compétition. Pour poursuivre sa convalescence, le manager a pu compter sur un « personnel très complémentaire ».

Outre ses deux adjoints Jean-Baptiste Élissalde et Olivier Azam, récemment prolongés, comme lui, jusqu’en 2025, le technicien s’est notamment entouré de l’ancien arbitre Alexandre Ruiz. Un renfort qui s’inscrit dans la nouvelle tendance des clubs à s’attacher les services d’anciens sifflets. D’autant plus efficaces que les Montpelliérains durent en partie leur défaite en 2018 à leurs trop nombreuses fautes, offrant des penaltys à Castres qui n’en demandait pas tant.

« Le MHR était une équipe très pénalisée, ce n’est plus le cas. Vous entrez également dans la psychologie de l’arbitre. Ça aide les joueurs à savoir quel niveau d’agressivité mettre, pour mieux gérer ces interventions,  » expliqué cette semaine à L’équipe l’ancien joueur héraultais Benjamin Fall, dans le camp des perdants il y a quatre ans.

Mais si le paramètre émotionnel peut finir de faire passer Montpellier pour le favori, vendredi soir, à l’occasion du dernier match de sa carrière pour Guilhem Guirado, Philippe Saint-André s’applique de son côté à « faire attention » pour que la victoire, synonyme du premier bouclier de Brennus, comme la défaite, ne recommence pas « la stabilité du club » :  » Nous créons une histoire différente. Alors oui, le recrutement est moins flamboyant, mais on prend des gars de deuxième division, qui viennent pour le projet sportif, des gens qui sont déjà des gens bien. »

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Tensions au sein du comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby

Une enquête publiée mercredi 22 juin par L’équipe fait la lumière sur le climat délétère régnant au sein du comité d’organisation de la prochaine Coupe du monde de rugby, qui se déroulera en France à la rentrée 2023. Le ministère des Sports a immédiatement contacté l’inspection du travail sur la base de« facteurs inquiétants » signalés par les 70 employés du comité. Une quinzaine de membres souffrent, selon leur témoignage au quotidien sportif, d’une « gestion par la terreur ». « En ce moment, au moins six d’entre eux sont en arrêt de travail, la plupart pour surmenage, anxiété et dépression… », ajoute le journal, tandis que » une vingtaine «  ont déjà quitté leur poste.

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