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Mikaël Kingsbury précédé de son rival japonais


Le Japonais Ikuma Horishima n’allait pas se faire jouer le même tour pour une troisième Coupe du monde d’affilée. Mikaël Kingsbury a débuté juste avant son adversaire en super finale vendredi, mais s’est cette fois incliné. Il a terminé sur la deuxième marche du podium à Deer Valley, mais il sait très bien que ce n’est que partie remise pour les JO de Pékin.

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Horishima a tout de même dû gérer la pression générée par l’excellent parcours du Québécois, lui qui se plaît à relever la barre d’un cran dans une telle situation. Si la stratégie avait fonctionné la veille et à Tremblant, la skieuse japonaise a su riposter et s’élancer vers la victoire vendredi.

Mikaël Kingsbury se doutait que ses 82,84 points n’allaient pas suffire lorsqu’il a vu son rival franchir la ligne d’arrivée. Il se précipita alors pour le féliciter.

« Je lui ai parlé après la course et il a tout donné pour m’avoir. Je l’ai su quand j’ai vu son temps qu’il était plus rapide que moi. Au niveau des difficultés de saut, nous n’avons pas le même package, mais c’est équivalent. Je savais que j’avais une bonne course, mais il a probablement eu la meilleure course que j’ai vue de lui en compétition. C’est pleinement mérité. »

Ikuma Horishima a récolté 84,04 points, le meilleur total des deux derniers jours dans l’Utah. Le Suédois Walter Wallberg a terminé troisième avec 79,62 points.

« Je ne pense pas que j’ai fait mon meilleur ski, mais c’était super bon dans les conditions. Quand j’ai franchi la ligne, je savais que la prochaine compétition était les Jeux olympiques. Mon corps va bien, je suis en bonne santé et c’est ce qui compte en ce moment », a poursuivi Kingsbury.

Cette deuxième place lui ajoute-t-elle de la pression ? Pas du tout. Le roi des bosses a vu neiger. Il ressent aussi un sentiment de déjà-vu lorsqu’il repense à la Coupe du monde de Tremblant en 2018, où il a terminé deuxième, quelques jours avant d’être sacré champion olympique.

« Au contraire, ça m’enlève la pression ! Je n’arrive pas parfaitement aux Jeux, j’ai fait un excellent début de saison et un mois de janvier incroyable. Je suis absolument satisfait de ce que j’ai fait. »

« Je savais qu’Ikuma était capable et motivé. Dans d’autres cas, j’aurais peut-être poussé un peu plus la machine dans mon abdomen. Je suis satisfait en général et je termine toujours proche sans utiliser toutes mes armes – j’ai le plus bas 1080 que je puisse faire – cela me garde super confiant avant les Jeux.

L’athlète de Deux-Montagnes avait remporté les quatre dernières étapes de la Coupe du monde. Jeudi, il avait triomphé dans une finale marquée par la violente chute de l’Américain George McQuinn, à qui il dédiait sa victoire. Son avance au classement général de la Coupe du monde est désormais de 12 points sur Horishima.

Laurent Dumais, auteur du deuxième meilleur résultat des qualifications, a quant à lui récolté 76,6 points lors de la première finale. Une marque qui le laisse au 8e rang, juste devant ses compatriotes Brenden Kelly (9e, 76,31 points) et Gabriel Dufresne (10e, 76,14 points).

Seule Canadienne qualifiée chez les femmes, Chloé Dufour-Lapointe a participé à la première finale féminine et s’est classée 15e (71,96 points). Justine Dufour-Lapointe a terminé 23e.

Un coéquipier qui impressionne

Laurent Dumais brille à l’approche des JO, lui qui a raté le début de saison à cause d’une hernie discale. Il a participé à quatre petites finales dans autant d’épreuves jusqu’à présent.

« Je suis extrêmement content pour Laurent ! Je sais que ce n’est pas facile de se remettre d’une blessure au dos, même si ce n’était pas la même chose. C’est dur de revenir de ce qu’il a et je sais qu’il souffre encore. L’année dernière, j’étais un peu dans le même bateau à Deer Valley, souffrant sur la piste la plus difficile du monde. Il était embrayage! Kingsbury a commenté son coéquipier.

« Je ne suis pas surpris, mais son ski m’a impressionné. La façon dont il a bien géré la situation est à son avantage et je sais qu’il sera prêt pour Pékin.

Place au spectacle

L’étape de Deer Valley comprenait les dernières épreuves de bosses avant les Jeux de Pékin.

L’objectif premier de Mikaël Kingsbury sera désormais de ne pas recevoir un malheureux test négatif au COVID-19 avant le grand départ, prévu le 26 janvier. Il a pris des mesures supplémentaires pour s’isoler à Deer Valley et compte bien continuer dans cette voie.

« Il y a toujours un peu de stress de performance et c’est normal de penser aux Olympiques et d’avoir des papillons, parce que je veux bien performer. Du côté COVID, bien sûr, c’est stressant, mais si vous faites bien les affaires, ça devrait aller. Il faudrait vraiment qu’il n’y ait pas de chance. »

Bien qu’il n’ait jamais skié la pente du Genting Snow Park, Kingsbury se doute de ce qui l’attend en Chine le 5 février. Un site similaire à celui où il a brillé à Pyeongchang il y a quatre ans, et qui, selon lui, est peut-être moins exigeant que celui de Deer Valley.

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