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Mgr Philippe Ballot, nouvel évêque de Metz

Parti de Chambéry (Savoie) pour rejoindre Metz (Moselle), Mgr Philippe Ballot pourra faire escale dans sa région natale, en Haute-Saône. Ce fils d’agriculteurs a grandi dans le village de Corbenay, en Franche-Comté, non loin de la Lorraine et tout près de Fougerolles-Saint-Valbert, la « capitale du kirsch ». « Quand on est évêque, on est occupé presque 24h/24, il est indispensable de pouvoir s’arrêter pour recharger les batteries », témoigne celui qui est très attaché à « sa » campagne.

Diocèse concordataire

A 65 ans, l’archevêque de Chambéry et évêque de Maurienne et de Tarentaise depuis janvier 2009 a été nommé évêque de Metz samedi 23 juillet. Il succède ainsi à Mgr Jean-Christophe Lagleize, dont le pape a accepté la démission pour raisons de santé le 13 août 2021.

Depuis, Mgr Jean-Pierre Vuillemin, évêque auxiliaire, était administrateur apostolique de ce diocèse de Metz qui a la particularité, comme celui de Strasbourg, d’être encore soumis au régime du Concordat signé à l’époque napoléonienne. C’est pourquoi la nomination de Mgr Philippe Ballot a été annoncée par le Journal officielqui publie les lois et règlements de la République.

Plus de 250 prêtres

En Moselle, cet évêque discret au niveau national va donc découvrir une nouvelle réalité de l’Église de France dans un diocèse d’une autre dimension, avec un peu plus d’un million d’habitants, plus de 250 prêtres et près de 50 diacres permanents. Mgr Ballot, qui aime citer le pape François, pourra redonner vie à une Église qui attend depuis près d’un an un nouvel évêque. Elle pourra s’appuyer sur les orientations pastorales Pour une Église missionnaire en Moselle, promulguée en mai 2021 par son prédécesseur, à l’occasion de la fin de l’année jubilaire des 800 ans de la cathédrale Saint-Etienne de Metz.

Dans la découverte de son nouvel environnement, il s’appuiera sur son long périple dans un autre diocèse de l’est de la France. Après deux ans « important » coopérateur en République Centrafricaine puis licencié en droit, il est ordonné prêtre du diocèse de Besançon en 1985. Il est d’abord vicaire dans une paroisse de Besançon, poursuivant des études de droit canonique à l’Institut catholique de Paris. De 1996 à 2001, il est coordonnateur de l’unité pastorale Notre-Dame la Blanche-Châtillon, au nord de Besançon, et juge à l’officialité (tribunal ecclésiastique) interdiocésain, dont il devient vicaire judiciaire en 1999.

Évêque pendant 13 ans

En 2004, il est nommé vicaire général du diocèse, délégué diocésain à la vie religieuse et référent ecclésial pour les services diocésains de catéchèse, catéchuménat, initiation, communication, pèlerinages, enseignement catholique, formation et pastorale des jeunes.

Des responsabilités élargies, où il côtoie l’évêque de Metz qui travaille, comme celui de Strasbourg, avec la province de Besançon et qui l’a préparé à l’office épiscopal. Il est nommé, à 53 ans, archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et Tarentaise en 2009, où il succède à Mgr Laurent Ulrich, nommé à Lille.

En treize ans, en Savoie, Mgr Ballot approfondit son engagement ecclésial dans le monde rural et montagnard et développe une dimension écologique, avant même l’encyclique du Pape François. Fervent défenseur de la synodalité et de la collaboration entre clercs et laïcs, il a misé sur une Église de proximité pour lutter contre la tentation du désespoir. Mgr Philippe Ballot sera installé évêque de Metz le dimanche 4 septembre.

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