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L’Ouzbékistan a arrêté plus de 300 personnes pour des troubles meurtriers, selon un groupe de défense des droits


Quatorze manifestants et quatre agents des forces de l’ordre ont été tués dans les violences, ont indiqué les autorités, en imputant la responsabilité à des « forces étrangères » non précisées. Il s’agit des troubles les plus meurtriers depuis 2005 dans ce pays d’Asie centrale, une ancienne république soviétique.

L’état d’urgence au Karakalpakstan, qui impliquait un couvre-feu et une connectivité en ligne limitée, a pris fin tôt jeudi après que le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev a décidé de le lever près de deux semaines avant la date prévue.

Open Dialogue Foundation (ODF), un groupe de défense des droits de l’homme basé en Europe, a déclaré que plus de 300 des 367 personnes détenues pendant les troubles étaient toujours derrière les barreaux au 20 juillet.

La chercheuse de l’ODF, Lyudmyla Kozlovska, a également déclaré que des dizaines de personnes étaient toujours portées disparues. Le bureau du procureur général ouzbek a rejeté cette semaine une liste de personnes disparues publiée par l’ODF comme étant incorrecte.

Les autorités n’ont pas précisé combien de personnes restaient en détention.

À la suite des manifestations, Mirziyoyev a ordonné à son gouvernement d’abandonner les projets de révision du statut juridique du Karakalpakstan dans le cadre d’une réforme constitutionnelle.

Jeudi, le président a réitéré la position officielle sur les troubles, déclarant lors d’une réunion d’autres dirigeants d’Asie centrale que les troubles « ont confirmé l’existence de forces destructrices qui tentent de faire dérailler nos plans, de semer le chaos et l’instabilité dans notre région ».


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