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L’OMS relève son plus haut niveau d’alerte

Pour la septième fois depuis sa création en 2007, l’OMS a déclaré l’état d’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). L’institution onusienne l’a fait en 2009 contre la grippe A (H1N1), en 2014 contre Ebola, en 2020 contre le Covid-19… et vient donc de le faire ce samedi 23 juillet pour endiguer l’épidémie de monkeypox, par la voix de son directeur, docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Monkey pox : cinq questions sur cette nouvelle épidémie

 » Hors de contrôle « 

Il y a un mois jour pour jour lors d’une première réunion, une majorité d’experts avaient recommandé de ne pas activer ce dispositif censé déclencher toute une série d’actions de la part des pays membres. Aujourd’hui encore, le comité d’experts n’est pas parvenu à un consensus, restant divisé sur la nécessité de déclencher le mécanisme. Au final, c’est le directeur général qui a décidé.

Il faut dire qu’entre-temps, la situation s’est fortement détériorée. L’épidémie a touché près de 17 000 personnes dans 74 pays, dont 1 567 en France. « La variole du singe est hors de contrôle, il n’y a aucune raison légale, scientifique ou sanitaire de ne pas déclarer une urgence de santé publique de portée internationale »avait déjà tweeté vendredi 22 juillet dans la soirée Lawrence Gostin, professeur américain de droit de la santé publique, et directeur du Centre de droit de la santé de l’OMS.

Monkey pox : une nouvelle hausse des cas recensés en France

Peur de la stigmatisation

Détectée début mai, la recrudescence inhabituelle des cas de monkeypox en dehors des pays d’Afrique centrale et occidentale où le virus est endémique s’est depuis propagée à travers le monde, avec l’Europe comme épicentre. Détecté pour la première fois chez l’homme en 1970, le monkeypox est moins dangereux et contagieux que son cousin la variole, éradiqué en 1980. et vivant principalement dans les villes, selon l’OMS.

La qualification « urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) » est utilisé dans des situations « grave, soudain, inhabituel ou inattendu ». Elle est définie par l’OMS comme une « événement extraordinaire » dont la propagation constitue une « risque pour la santé publique dans d’autres États » et peut exiger « action internationale coordonnée ».

Une étude publiée jeudi 21 juillet dans la revue scientifique New England Journal of Medicine, la plus importante réalisée sur le sujet et basée sur des données de 16 pays différents, confirme que la grande majorité – 95% – des cas récents ont été transmis lors de contacts sexuels , et que 98 % des personnes concernées étaient des hommes homosexuels ou bisexuels. « Ce mode de transmission représente à la fois une opportunité de mettre en œuvre des interventions de santé publique ciblées, et un défi, car dans certains pays, les communautés touchées font face à une discrimination qui menace leur vie »dit le Dr Tedros.

Les phénomènes d’ostracisme observés au moment de la découverte du virus du sida sont dans toutes les têtes. « Il y a une réelle inquiétude que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes puissent être stigmatisés ou blâmés pour la flambée des cas, ce qui rend beaucoup plus difficile le traçage et l’arrêt »a poursuivi le directeur général de l’OMS.

Vers une campagne de vaccination

Vendredi 22 juillet, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé qu’elle avait approuvé l’utilisation d’un vaccin antivariolique humain pour étendre son utilisation contre la propagation du monkeypox. Ce vaccin est en effet déjà utilisé à cet effet dans plusieurs pays, dont la France.

Le vaccin Imvanex, de la société danoise Bavarian Nordic, est approuvé dans l’UE depuis 2013 pour la prévention de la variole. L’OMS recommande de vacciner les personnes les plus à risque ainsi que les personnels de santé susceptibles d’être confrontés à la maladie. À New York, des milliers de personnes ont déjà été vaccinées avec le vaccin Jynneos.

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