Nouvelles locales

Loin des écrans, « je mesure la valeur d’avoir l’esprit vagabond ! »

Il faut se lever tôt pour pouvoir joindre Yves par téléphone : « Dans quelques heures, je pars en vacances et je coupe complètementesalut! », annonce-t-il, plein d’enthousiasme. Ce Marseillais de 30 ans profite de l’été pour intensifier l’objectif qu’il se fixe au quotidien : se déconnecter des écrans. Depuis un an et demi, son équipement numérique personnel s’est réduit à un téléphone à touches, pour communiquer avec son entourage. « Depuis que j’ai commencéeJe dors mieux, mon travail est plus efficace et surtout, j’apprécie l’intérêt d’avoir un esprit qui flane pas ! »

Refus du smartphone, rejet des réseaux sociaux, résistance aux plateformes vidéo… Au cœur d’une société où la connexion est devenue une règle, Yves fait partie de ceux qui ont choisi de ne pas s’y conformer. si« il n’y a pas de profil type du « dereliere””, comme le souligne Yann Bruna, sociologue et enseignant-chercheur à l’université Paris-Nanterre, spécialiste des usages numériques et de leurs enjeux (1), la motivation, en revanche, est souvent la même : fuir un « surcharge d’information » reprendre le contrôle de leur temps ou d’eux-mêmes.

Un « problème de société »

Marie-Alix essaie d’anticiper. En 2019, lorsqu’elle découvre que les camarades de classe de sa fille, alors en CM1, sont exposés à des contenus pornographiques, elle décide d’interdire les smartphones à ses enfants.  » Ce ecartographier le danger tout en leur donnant plus d’occasions deeévoluer dans les activitéses comme le sport ou la cuisine », elle observe. La mère de famille a créé un groupe Facebook pour les parents qui souhaitent se joindre à la démarche. « Je suis convaincu que beaucoup de gens souffrent seen riant », confie celui qui n’hésite plus à parler du digital comme d’un « pieâge « . «Partout associéétait à Efficacitée et à l’entieregratification », se souvient Yann Bruna.

Malgré ses efforts, Yves est également contraint de sortir de temps en temps son ancien smartphone pour télécharger des billets de train ou scanner un document administratif. Mais cet ancien technophile fait pourtant tout son possible pour alerter sur « un problèmeemoi de la sociétéetue « . Son déclencheur remonte à 2015 : « En Birmanie, oj’ai vécu à je‘epoque, j’ai assistée de l’exterieureriant à l’arrivéeee sur Internet et je l’ai vu balayer une culture oùattention à L’autre eétait sacréee. » Quelques années plus tard, il co-fonde l’association Lève les œil qui propose des ateliers de sensibilisation. « Mais c’est comme un oceannée quenous vidons à la cuillère à caféeRÉ ! »

Car Yann Bruna tient à vous rappeler : « Tout le monde n’est pas efille face à la capacitée de deconnexion, qui est avant tout un appredevis personnel ! » Pour Camille, 26 ans, cela se traduit tout simplement par un changement d’habitudes : cette jeune orthophoniste revient tout juste d’une marche de deux mois sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle où elle n’a quasiment pas utilisé son téléphone. « J’ai sentiepresseee et dévouéee à Nouveau à choses essentielles et cela m’a rappelée cette vie, contren’est-ce pas instantanéeceé constante! » Pour ne pas être constamment rattrapée par un écran qu’elle doit déjà supporter durant sa journée de travail, elle a désormais désactivé toutes les notifications.

New Grb1

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page