L'Europe

L’Iran réagit au « texte final » de l’UE sur l’accord sur le nucléaire

L’Iran affirme que « des progrès considérables » ont été réalisés dans les pourparlers pour relancer un accord nucléaire de 2015.

Mais le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, a également déclaré lundi 15 août, sans le préciser, qu’après 16 mois de pourparlers, il reste encore beaucoup à faire.

« Nous avions d’autres attentes des autres parties qui, selon nous, devaient être satisfaites », a-t-il déclaré.

Kanaani semblait toujours plein d’espoir pour un accord, notant que les discussions se poursuivent dans le but d’élaborer le soi-disant Plan d’action global conjoint (JCPOA).

« Il y a trois problèmes qui, s’ils sont résolus, nous permettront de parvenir à un accord dans les prochains jours », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian.

« Nous leur avons dit que nos lignes rouges devaient être respectées », a-t-il dit, notant que Téhéran avait « fait preuve de suffisamment de flexibilité ».

Les États-Unis, sous la direction du président de l’époque, Donald Trump, avaient renié le JCPOA en 2018, conduisant Téhéran à étendre son programme nucléaire et à enfreindre les limites de l’enrichissement d’uranium.

L’Union européenne a ensuite fait circuler la semaine dernière un « texte final » de l’accord de remplacement, qui a été publiquement approuvé par Washington.

Mais parmi les pierres d’achoppement possibles dans le dernier projet, il y a la portée des sondes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur plusieurs sites nucléaires iraniens.

Téhéran veut que ceux-ci soient fermés ainsi que des garanties que les États-Unis n’abandonneront pas l’accord à l’avenir.

Reuters, citant un responsable européen anonyme, a déclaré qu’il s’attendait à une réponse dans « très, très peu de semaines ».

Salmane Rushdie

La dernière série de pourparlers intervient également au milieu de la tentative de meurtre de Salman Rushdie, un romancier britannique né en Inde et résidant maintenant aux États-Unis.

Une fatwa appelant à son assassinat a été émise il y a trois décennies, accompagnée d’une somme de 3 millions de dollars. [€2.95m] prime, suite à la publication de son roman de 1988 Les versets sataniques.

Vendredi dernier, il a été poignardé à plusieurs reprises lors d’un événement littéraire dans l’État de New York. Un homme de 24 ans né aux États-Unis a été arrêté et inculpé en lien avec l’attaque.

Rushdie a survécu à l’attaque mais reste dans un état critique. L’Iran a ensuite publié une déclaration accusant Rushdie et ses partisans de l’agression.

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