Skip to content
L’informatique.  La Cnil alerte sur les dérives liées au télétravail

Une augmentation de 4% en un an. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), gardienne de la vie privée des internautes en France, a publié le 11 mai son rapport d’activité annuel, marqué par une forte augmentation des signalements et des plaintes. Celles-ci concernent aussi bien les particuliers que les organismes privés et publics.

Première leçon : le maintien de l’ordre dans le cadre du télétravail deviendrait monnaie courante. La Cnil en a d’ailleurs fait l’une de ses priorités pour 2022. Avec la généralisation de son utilisation, liée à la pandémie de Covid, de nombreux outils ont été développés pour espionner les télétravailleurs (vidéo, enregistrement des frappes au clavier ou lecture des e-mails).

Selon Matthieu Trubert, responsable numérique et télétravail à l’Ugict-CGT, « Il est technologiquement possible de tout faire : détecter les mouvements, surveiller les temps de pause… L’idée derrière, parfaitement contre-productive, c’est que si le salarié n’est pas à portée de vue, il ne fait rien ». Le syndicaliste évoque le paradoxe entre la capacité croissante d’autonomie des travailleurs et le développement du contrôle permanent. Cependant, précise-t-il, « la surveillance était déjà présente sur le lieu de travail et n’a pas attendu l’avènement de la technologie ». La Cnil considère désormais qu’il est « nécessaire de vérifier sur le terrain la conformité des pratiques des employeurs ».

La santé, cible des ransomwares

Autre constat, avec plus de 5 000 cas et une augmentation de 79 % en un an, le vol de données est de plus en plus répandu. Cette croissance est principalement due aux ransomwares, ces programmes malveillants bloquant les données d’un utilisateur et exigeant une compensation financière en échange du mot de passe de déchiffrement. Celles-ci ciblent les micro-entreprises, moins armées face à cette menace, et le secteur de la santé, avec une augmentation de 195 % des plaintes par rapport à 2020.

La cybersécurité du Web français est pointée du doigt par le rapport qui relève, notamment au sein des organismes publics, “rendu des suites de chiffrement obsolètes sites Web vulnérables aux attaques, mots de passe faibles et ressources insuffisantes face aux défis actuels ».

Loin d’être inactive, la Cnil a effectué 384 contrôles, 135 mises en demeure et prononcé 18 sanctions en 2021, pour un montant cumulé d’amendes dépassant 214 millions d’euros. Un enregistrement. La Cnil a également prononcé deux sanctions contre le ministère de l’Intérieur, concernant l’utilisation illicite de drones pour contrôler le respect du confinement et la mauvaise gestion d’un fichier comprenant les empreintes digitales de 6,2 millions de Français. .

New Grb1

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.