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L'Europe

L’inflation dans la zone euro ralentit alors que les prix de l’énergie se relâchent, mais les responsables restent prudents


La détente des prix de l’énergie a contribué à faire baisser le taux annuel d’inflation dans la zone euro en novembre, le premier ralentissement en un an et demi. Mais les décideurs ont averti que le pire n’était peut-être pas encore passé.

Les prix à la consommation dans les 19 pays qui utilisent l’euro comme monnaie ont augmenté à un taux annuel de 10% en novembre, a rapporté mercredi la Commission européenne. En octobre, le taux a atteint un record de 10,6 %. Il y a douze mois, il était de 4,9 %.

Après des mois de flambée d’un sommet à l’autre, les prix de l’énergie ont montré des signes de ralentissement, les stocks de gaz naturel dans l’Union européenne restant exceptionnellement élevés et les températures douces.

Bien qu’elle soit restée le principal moteur de l’inflation dans la zone euro, la hausse annuelle du prix de l’énergie a été de 39,4 % en novembre, contre 41,5 % un mois plus tôt. Le prix des denrées alimentaires, cependant, a légèrement augmenté, à 13,6% sur l’année jusqu’en novembre.

Dans l’ensemble, le taux dit d’inflation sous-jacente, qui exclut l’alimentation et l’énergie, est resté stable à 5 %.

Dans la plus grande économie d’Europe, l’Allemagne (11,3 %, contre 11,6) et l’Espagne (6,6 %, contre 7,3), les taux d’inflation annuels ont baissé en novembre, grâce à la baisse des prix de l’énergie. Les prix à la consommation en France, deuxième économie du bloc monétaire, ont augmenté de 7,1% par rapport à l’année précédente, correspondant à la hausse d’octobre. Les pays baltes, qui restent fortement dépendants du gaz naturel, ont continué d’avoir les taux d’inflation les plus élevés du bloc, dominés par la Lettonie à 21,7 %.

De telles divergences entre les pays de la zone euro constituent un défi pour les décideurs politiques et devraient conduire à des débats animés sur la meilleure façon de gérer la situation. Avec une inflation bien supérieure aux 2 % ciblés par la Banque centrale européenne, certains décideurs avertissent qu’il est trop tôt pour que la banque ralentisse.

La chef de la BCE a averti cette semaine qu’elle ne croyait pas que l’inflation avait atteint un sommet et a précisé que la banque continuerait à augmenter les taux d’intérêt dans le cadre de ses efforts pour faire baisser les prix. Après des mois de prudence, la BCE a augmenté ses taux d’intérêt de trois quarts de point tant en octobre qu’en novembre.

« Nous ne voyons pas les composantes ou la direction qui me porteraient à croire que nous avons atteint le pic d’inflation et qu’elle va baisser à court terme », a déclaré lundi Christine Lagarde, présidente de la banque, au Parlement européen. Faisant écho aux remarques faites le mois dernier par le président de la Réserve fédérale, Jerome H. Powell, Mme Lagarde a ensuite ajouté qu’elle pensait que l’inflation avait encore « du chemin à faire ».

Les analystes se demandent si la BCE va poursuivre l’approche plus agressive de ces derniers mois ou revenir à une augmentation de seulement un demi-point de pourcentage lors de sa prochaine réunion le 15 décembre.


nytimes Eu

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