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lieu de restauration des vitraux salis par l’incendie dans les ateliers français


Les vitraux de Notre-Dame de Paris, épargnés mais très salis par l’incendie qui a ravagé la cathédrale en avril 2019, sont en cours de restauration dans les ateliers français de maîtres verriers auxquels l’Allemagne prête main forte.

Il s’agit de l’une des premières opérations du chantier de restauration des intérieurs de la cathédrale en vue de sa réouverture au culte et aux visites prévues en 2024. « Un objectif étiré », a admis vendredi 22 juillet le général Georgelin, chargé de la restauration de l’édifice.

Avec huit ateliers français sélectionnés par appel d’offres, maîtres verriers et peintres de l’atelier du Kölner Dom, cathédrale de Cologne, participent à ce travail délicat afin de redonner leur éclat aux vitraux de la nef, du chœur, du transept et la sacristie, selon l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale.

Les vitres des chapelles et des tribunes sont nettoyées à Notre-Dame.

Parmi les ateliers français, l’usine Vincent-Petit de Troyes (Aube) est chargée de mettre au jour plusieurs des 39 « grandes baies hautes », superficies d’environ « trois mètres de large sur 8 à 9 mètres de haut »explique à l’AFP la maître verrière Flavie Vincent-Petit. « Les vitraux du chœur datent du XIXe siècle lorsque (l’architecte) Viollet Le Duc a voulu retrouver la lumière tamisée du Moyen Âge et représenter des personnages bibliques et religieux ; ceux de la nef datent des années 1960 et sont de nature abstraite inspiration», détaille-t-elle.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’édifice gothique, seules les trois grandes rosaces de la cathédrale sont médiévales. « Ils n’ont pas été touchés par l’incendie et ne font pas partie du programme de restauration »elle dit.

Une quinzaine de maîtres verriers français procèdent en plusieurs étapes : après la « verser » (démontage) vitraux montés en plomb et fixés sur un support appelé « serrurier », ils documentent leur état d’origine et les numérotent. Ils procèdent ensuite à une « micro-aspiration » poussières et particules puis nettoyer les parties les plus sales à l’aide d’un coton-tige avec un mélange d’eau et d’alcool ainsi que réparer quelques fissures.

Les vitraux n’ont pas été nettoyés depuis leur création il y a plus de 150 ans et sont très sales malgré la couleur du verre teinté dans la masse à 1300° qui n’a pas disparu avec le temps, souligne Mme Vincent-Petit.



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