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L’hydroxychloroquine aiderait à traiter la sclérose en plaques progressive primaire

L’équipe de recherche de la Cummings School of Medicine, dirigée par le Dr Marcus Koch et le Dr Wee Yong, a découvert que le médicament générique était capable de ralentir la progression de cette forme de la maladie qui touche 15 % des 90 000 patients canadiens atteints de sclérose en plaques.

Les fonctions motrices des personnes atteintes sclérose en plaques progressive primaire dégénèrent constamment, et nous recherchons un traitement qui pourrait ralentir cette dégénérescence, explique le Dr Marcus Koch.

Trente-cinq personnes ont participé à cette étude de 18 mois. Ils ont reçu une dose de 400 mg par jour de l’antipaludéen, déjà utilisé pour le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. Chez huit participants, la mobilité des jambes s’est détériorée, tandis que chez les autres, elle a stagné ou même s’est améliorée.

Le Dr Marcus Koch explique que les résultats ont dépassé les attentes. Cependant, il précise que ce médicament ne guérira pas la maladie pour laquelle il n’existe toujours pas de remède.

L’importance d’étudier les médicaments génériques

L’objectif de cette recherche, qui a débuté en 2016, est de déterminer quel médicament générique peut être utilisé pour traiter les patients atteints de sclérose en plaques progressive primaire.

Mes pouvoirs sont limités, je ne peux pas développer un nouveau médicament pour soigner la SEPPP. Alors on s’est dit qu’on pouvait étudier les médicaments génériques déjà sur le marché utilisés pour d’autres maladies, explique le Dr Marcus Koch.

En suivant plusieurs critères de sélection, l’autre directeur de recherche, le Dr Wee Yong, a identifié près de 250 médicaments génériques susceptibles d’avoir un effet bénéfique dans le traitement de certaines maladies neurologiques.

Après analyse de plusieurs données, certaines ont été retenues, dont l’hydroxychloroquine, car elles peuvent pénétrer dans le cerveau sans l’empoisonner. Nous l’avons choisi car il a beaucoup d’impact sur les cellules microgliales, explique le Dr Marcus Koch. Le but principal de ces cellules immunitaires est de défendre le système nerveux central.

L’équipe de recherche compte poursuivre ces études pour ajouter un autre médicament à l’hydroxychloroquine. Néanmoins, le Dr Koch aimerait que le succès de cette étude inspire d’autres chercheurs.

Il explique que ce nouveau modèle de recherche, appelé futilité, permet d’étudier des médicaments génériques pour savoir s’ils peuvent être utilisés dans le traitement d’autres maladies. J’aimerais donc voir 20 autres équipes de recherche s’intéresser aux médicaments génériques, pour qu’on puisse les étudier rapidement., conclut le chercheur.

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