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Les professionnels du pétrole ne prévoient pas de pénurie cet été, après l’avertissement de l’Agence internationale de l’énergie

Le risque de pénurie de carburant plane-t-il sur l’Europe ? « Quand la saison des fêtes commencera en Europe et aux Etats-Unis (…) alors il pourrait y avoir des pénuries : par exemple de diesel, d’essence ou de kérosène, surtout en Europe »a déclaré mardi le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, à l’hebdomadaire allemand. Le Spiegel. Mais en France, qu’en pensent les professionnels du secteur ? Comme le gouvernement, ils se veulent rassurants sur l’approvisionnement cet été.

« Nous ne prévoyons pas de pénurie en France, ni en pétrole brut ni en gazole »a réagi vendredi 3 juin auprès de l’AFP Olivier Gantois, président de l’Ufip Energies et Mobilités, qui regroupe les grands groupes pétroliers de France. « Les ravitaillements sont déjà organisés. Heureusement, nous n’attendons pas le 3 juillet pour nous demander si nous aurons du carburant pour les stations-service pour le week-end suivant »fait-il remarquer.

Alors que l’Union européenne vient de décider d’un embargo partiel sur le pétrole brut russe d’ici 6 mois et sur les produits raffinés d’ici 8 mois, les acteurs ont eu le temps de se préparer, renchérit Francis Pousse, président de la branche stations-service et énergies nouvelles de Mobilians, organisation professionnelle du secteur automobile. « Toute la filière cherche et trouve d’autres sources d’approvisionnement puisqu’on sait depuis deux mois que cela va arriver », souligne-t-il, faisant allusion aux longues discussions des Européens avant de parvenir à un compromis sur un embargo progressif. Au total, 90 % des exportations de pétrole russe vers l’UE seront stoppées d’ici la fin de l’année.

« Aujourd’hui, le pétrole continue d’être importé » de Russie, a également rappelé la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, sur franceinfo. « Nous remplaçons dans la durée, nous n’avons pas vocation à réduire brutalement nos importations de pétrole » mais pour eux « diversifier », a-t-elle souligné. Le ministre a également rappelé l’existence de stockages stratégiques de produits bruts et finis, qui représentent normalement 29,5% des volumes consommés en un an, soit plus de trois mois.

L’alerte de l’AIE, qui regroupe les pays développés, ne surprend pas les professionnels. Elle « est dans son rôle » et « envoyer des messages à l’OPEP », juge Olivier Gantois. Elle fait ainsi régulièrement appel au cartel pour lui demander d’augmenter ses volumes de production. Un message qui semble également avoir été entendu, puisque les producteurs ont annoncé jeudi une ouverture plus importante que prévu de leurs vannes cet été pour tenter de freiner la flambée des prix.

Côté prix, le litre de carburant évolue en France à un niveau élevé mais loin des records de mars, où il dépassait les 2 euros. Le litre de gazole valait en moyenne 1,8281 euro fin mai dernier et celui de super sans plomb 95-E10 1,9293 euro. « Ma prédiction, pour ce que ça vaut, est que les prix resteront élevés ou même continueront d’augmenter. »dit Olivier Gantois.



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