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Les Matinées du Groupe Le Matin

Les compétences deviennent rapidement obsolètes, entraînant une perte de compétitivité des entreprises tant au niveau national qu’international. Victime des entreprises au début de la crise sanitaire, la digitalisation a accéléré cette obsolescence et rendu indispensable la formation continue des salariés. A condition d’accélérer l’exécution des actions incitatives, notamment le remboursement des formations.

Avec la digitalisation, des métiers vont disparaître, d’autres vont émerger. Comment, alors, les salariés et autres collaborateurs actuellement en poste peuvent-ils bénéficier de ce mouvement ? La question a suscité un vif débat lors de la 4e et dernière
Matinée du cycle de conférences du Groupe Le Matin « Nouveaux enjeux de la digitalisation », organisée sur le thème « Employabilité
à l’ère du numérique : nouveaux métiers, nouvelles compétences ».
Les quatre intervenants sont unanimes : les entreprises doivent former en permanence leurs salariés. Car pour Amal El Amri, secrétaire générale adjointe de l’Union marocaine du travail (UMT) et SG de l’Union syndicale interbancaire (USIB), la digitalisation conduira à une « destruction d’emplois créant de nouveaux emplois ». D’autant que dans les métiers liés à la digitalisation, « les compétences deviennent obsolètes en deux ans, contre 4 ans en moyenne dans les autres secteurs », souligne, pour sa part, Jamal Belahrach, PDG Deo Conseil, président de la Fondation Jobs For Africa et de la Fondation pour l’éducation de Zakoura. Il s’agit d’une obsolescence programmée qu’il faut combattre régulièrement. La compétitivité au Maroc et à l’international en dépend.
De nombreuses entreprises en sont conscientes, mais ont du mal à agir. Raison principale derrière, les remboursements de formation. « Le tissu économique est majoritairement constitué de TPE et de PME. Ces entreprises ont déjà, pour la plupart, des difficultés de trésorerie qui les empêchent de se projeter dans l’avenir », a rappelé Hicham Zouanat, président de la commission sociale de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Un remboursement assez rapide de la formation continue les inciterait à franchir le pas.
Si certaines entreprises ont pris conscience de l’importance de la digitalisation, « d’autres ont repris leurs anciennes habitudes, comme si la crise n’avait jamais touché leur secteur », note avec regret Belahrach. Et même chez ceux qui l’ont adopté, la rapidité d’exécution fait défaut. Pourtant, c’est un élément clé qui donnerait au Maroc l’avantage souhaité. Car plutôt que de subir cette digitalisation de l’économie, il serait plus judicieux d’en profiter. Comment? ‘Ou quoi ? « Une plus grande industrialisation du pays permettrait, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’émergence de nouvelles opportunités d’emploi, insiste Zakia Hajjaji, directrice des ressources humaines d’Orange Maroc.

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