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Nouvelles locales

Les dirigeants chrétiens mobilisés, peu de musulmans attendus


Plusieurs milliers de personnes sont attendues dimanche 12 novembre à une marche contre l’antisémitisme, lancée à l’initiative des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Si une partie de la classe politique est divisée sur la possibilité d’y participer, certains groupes ne souhaitent pas manifester aux côtés des élus du Rassemblement national, les représentants des cultes en France ne présentent pas non plus un front totalement uni.

Évêques et dirigeants protestants

Côté catholique, plusieurs dirigeants ont déjà annoncé leur présence, comme le père Hugues de Woillemont, secrétaire général de la Conférence épiscopale de France, ou encore Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et ancien aumônier des parlementaires.

Le diocèse de Paris sera représenté par Mgr Philippe Marsset, évêque auxiliaire, et par l’abbé Thierry Vernet, archevêque délégué aux relations avec le judaïsme. Le père Christophe Le Sourt, directeur national des relations avec le judaïsme de l’épiscopat, sera également présent.

Des dirigeants protestants seront également présents, notamment le président de la Fédération protestante de France, Christian Krieger, invité par le cabinet de Yaël Braun-Pivet. « Même sans avoir été invité, j’y serais allé. » a-t-il expliqué à l’AFP. Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a invité dans un communiqué à se joindre à la marche, à laquelle participera son président Erwan Cloarec.

« Pas un mot sur l’islamophobie »

Dans ce front commun des religions contre l’antisémitisme, les responsables du culte musulman, sauf exceptions, ne souhaitent pas être associés à la manifestation. Tout en réaffirmant son engagement contre l’antisémitisme – « un poison et une décadence de l’esprit qu’il faut combattre sans relâche » –, le Conseil français du culte musulman (CFCM) affirme que cette marche, « qui vise exclusivement à dénoncer l’antisémitisme sans dire un mot sur l’islamophobie, ne parviendra malheureusement pas à rassembler les gens. Les islamophobes peuvent aussi y voir un signe d’impunité.»

Les responsables de la Grande Mosquée de Paris invoquent les mêmes arguments pour justifier leur absence à cette manifestation : « Selon les instructions du recteur de la mosquée de Paris, nous ne sommes pas invités à venir participer à cette marche. Tout simplement parce qu’il n’a pas de connotation plus globale. Elle se limite à la simple défense des intérêts d’une communauté au détriment des autres. a détaillé Abdelali Mamoun, imam de la Grande Mosquée de Paris sur Franceinfo.

« Nos frères juifs ont peur »

Plusieurs personnalités religieuses musulmanes seront toutefois présentes à ces marches contre l’antisémitisme. Pour Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux, qui assistera avec d’autres imams de la région à un événement organisé dans sa ville par la Licra, le dimanche 12 novembre, c’est même « un impératif moral et civique face à la multiplication des actes antisémites, qui plongent nos concitoyens juifs dans la peur et la panique. » Appelez ses coreligionnaires à « ne mélangez pas les genres, (Non) entrer dans une escalade de victimisation ou importer le conflit palestino-israélien »en France.

Hassen Chalghoumi, imam de Drancy, très critiqué au sein de la communauté musulmane, a annoncé qu’il participerait à la marche à Paris. « Dimanche, nous serons tous juifs ! « , L’a-t-il déclaré ?

« Peur de l’instrumentalisation »

Pour un responsable catholique familier de ces questions, l’absence de dirigeants musulmans pourrait s’expliquer par « La crainte d’une exploitation politique de la marche et la crainte que leur participation puisse être assimilée à une forme de soutien à l’État d’Israël qui bombarde actuellement Gaza. » « Cette absence laissera en tout cas des traces » déplore un responsable de la communauté juive de France.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a dénombré, un mois après le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas, 1 159 actes antisémites en France, soit le triple des chiffres de l’ensemble de 2022. Depuis le 7 octobre, l’exportation de la rhétorique religieuse à propos Le conflit entre Israël et le Hamas a conduit à de nombreux actes hostiles contre les Juifs en Europe et dans le monde.


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Malagigi Boutot

A final year student studying sports and local and world sports news and a good supporter of all sports and Olympic activities and events.
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