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Les députés votent les mesures de Macron

Il aura fallu pas moins d’une semaine, du lundi 18 juillet au vendredi 22 juillet, pour que l’Assemblée nationale adopte en première lecture le projet de loi d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat. Le texte a été approuvé au petit matin par 341 voix contre 116 grâce au soutien du Rassemblement national et des Républicains.

compromis avec la droite

 » Les mesures vont dans le bon sensa expliqué Thibault Bazin (LR). Mais elles devront être complétées : nous exigeons fortement une baisse substantielle des prix du carburant. « En coulisses, la droite négocie toujours avec la majorité sur ce dossier inscrit dans le projet de loi de finances rectificative dont l’examen débute ce vendredi après-midi.

Initialement, le gouvernement prévoyait de maintenir la remise de 18 centimes d’euro sur le carburant jusqu’au 1euh octobre, avant de le remplacer progressivement par un chèque carburant. Les Républicains voulaient réduire le litre à 1,50 €. Un compromis devrait bientôt être trouvé sur une remise de 40 ou 30 centimes jusqu’à la fin de l’année.

Car, si la droite partage globalement la même vision économique que le centre, elle désapprouve le « vérifier la politique – pour les carburants, l’énergie ou l’alimentation – qui ne cible que les catégories populaires et exclut les classes moyennes. Autre reproche : la revalorisation du revenu de solidarité active (RSA), perçue par Les Républicains comme allant à l’encontre du « revalorisation du travail » et privilégiant « assistanat « .

Le vote positif de Marine Le Pen

Croyant que  » tout ce qui peut être redirigé vers la poche française est bon à prendre », comme l’a maintes fois expliqué Sébastien Chenu (RN), le parti lepéniste a également approuvé l’intégralité du texte, sans toutefois faire taire les critiques qui rejoignent parfois celles de la gauche antilibérale. Quoi qu’il en soit, cette convergence répétée lors des votes entre le centre macroniste, la droite et l’extrême droite a fait le chou de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes).

Les amis de Jean-Luc Mélenchon ont ainsi appelé à des scrutins publics afin de figer dans le marbre les procès-verbaux des débats L’opposition de Marine Le Pen à leurs propositions – rejetées – d’indexer les salaires sur l’inflation ou d’augmenter le SMIC à 1 500 € net (contre ( actuellement 1 303 €) Objectif : mettre le Rassemblement national aux antipodes de ses électeurs appartenant aux classes populaires.

Divergences et convergences

La gauche elle-même n’a cependant pas adopté une position unanime. La France insoumise, le PCF et EELV ont voté contre. Le PS, en revanche, s’est majoritairement abstenu. Différents choix pour les objections courantes. D’une part, des progrès insuffisants. C’est le cas du plafonnement de la hausse des loyers à 3,5 % ou de la revalorisation des retraites, des minima sociaux (dont le RSA) et des allocations familiales de 4 %. Ce qui correspond à un coup de pouce » inférieur à l’inflation (5,8% sur un an), a souligné Adrien Quatennens (LFI).

D’autre part, des mesures contraires à sa philosophie de progrès social, notamment le choix de ne pas actionner le levier de la hausse collective des salaires mais celui des primes, à la discrétion de l’employeur. Le plafond de la « prime exceptionnelle de pouvoir d’achat », dite prime « Macron » instaurée en 2018 pour répondre au mouvement des « gilets jaunes », passera de 2 000 € à 6 000 € en étant rebaptisée « prime de partage de la valeur ».

Si la majorité a accepté peu de compromis, l’examen du projet de loi a été l’occasion d’un beau moment de quasi-unanimité : le vote de la déconjugalisation de l’Allocation aux adultes handicapés. Avec des députés de tous bords qui s’applaudissent, debout dans l’hémicycle.

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