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Les députés autorisent l’utilisation des huiles usées comme carburant


Les députés ont approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi l’utilisation des huiles alimentaires usagées comme combustible, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi sur le pouvoir d’achat. Cette autorisation découle d’un amendement déposé par le député EELV Julien Bayou qui avait reçu l’avis favorable du gouvernement.

Selon les arguments écrits du député, 10 litres d’huile usée correctement retraitée peuvent produire 8 litres de carburant, qui émet jusqu’à 90 % moins de gaz à effet de serre que le diesel conventionnel.

« C’est illégal en France mais très répandu en Europe et dans nos régions mais de manière clandestine », a déclaré Julien Bayou dans l’hémicycle, soulignant l’intérêt d’un tel carburant pour le climat mais aussi pour l’électricité. d’achat.

« Et bien sûr, et ça peut faire sourire, mais c’est un élément d’indépendance énergétique », poursuit Julien Bayou. « Il vaut mieux dépendre des friteries du Nord que du pétrole des monarchies pétrolières ». « En France, nous n’avons pas de pétrole mais nous avons de l’huile de friture », a-t-il plaisanté. Pour l’instant, ce type d’utilisation d’huiles usagées est interdite car elles ne font pas partie des carburants homologués.

Mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat

Après quatre jours de discussions et après toute une nuit de débats houleux, les députés ont adopté en première lecture le projet de loi « d’urgence » pour le pouvoir d’achat, un texte protéiforme censé atténuer les effets de l’inflation et de la crise énergétique. « L’esprit de responsabilité a prévalu pour protéger nos concitoyens », a réagi la Première ministre Elisabeth Borne sur Twitter après le vote.

Le texte a servi de test au camp présidentiel. Désormais privé de majorité absolue, il a dû compter sur le soutien d’élus LR et RN qui ont timidement salué certaines « avancées » alors que la gauche s’indignait d’un projet en forme de « déclaration de guerre aux salaires ». Après une nuit émaillée d’invectives, le premier grand texte de la législature a été validé peu avant 6 heures du matin par 341 voix pour, 116 contre et 21 abstentions. Les socialistes se sont majoritairement abstenus, contrairement au reste de la gauche qui a voté contre.

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